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Si vous avez déjà brodé de la dentelle autonome (FSL) en vous disant : « C’est joli… mais est-ce que ça va vraiment tenir, ou s’affaisser comme une nouille mouillée ? » — vous êtes au bon endroit. La crainte de passer des heures à broder pour finir avec une couronne molle est bien réelle.
Mais voici le “secret d’atelier” : cette couronne peut être assez rigide pour être suspendue, à condition de respecter la physique de la broderie. Concrètement, tout se joue sur deux variables : une mise en cadre “peau de tambour” et une densité structurelle suffisante (nombre de branches).
Rhonda et Jonathan (A Stitch in Time Embroidery Designs) montrent un projet complet, du début à la fin, à partir de leur motif de branches de sapin brodé en cadre 5x7 (env. 13 871 points par branche), puis assemblé en une couronne de 8 à 9 pouces. La réussite ne vient pas d’un “truc magique” : c’est un flux de travail reproductible. On brode des branches nettes, on rince jusqu’à obtenir la bonne main, puis on assemble avec un mouvement « passer dessous puis revenir dessus » pour que la couronne se verrouille mécaniquement avec étonnamment peu de colle.

Le rappel “zéro panique” : pourquoi votre couronne FSL paraît fragile (et comment la règle des 32 branches règle le problème)
La voie la plus rapide vers la frustration, c’est d’assembler une couronne avec trop peu de branches en espérant qu’elle se comporte, suspendue verticalement, comme une couronne du commerce. Ici, la gravité n’est pas votre alliée.
Dans la démonstration, la comparaison est sans appel :
- Une couronne épaisse réalisée avec 32 branches forme un maillage autoportant qui peut être suspendu.
- Une couronne fine réalisée avec 12 branches n’a pas assez de points de friction pour garder sa forme contre la gravité. Elle est très jolie, mais plutôt destinée à une mise en scène à plat (par exemple autour d’une bougie ou d’une lanterne).

La “physique” de la structure en FSL
Retenez ceci : le nombre de branches = la structure. En broderie classique, c’est le tissu qui stabilise. En dentelle autonome, il n’y a pas de tissu : c’est le réseau de points qui devient le support.
- Plus de branches = plus de zones de recouvrement = plus de friction.
- Résultat : les branches s’accrochent entre elles et se soutiennent mutuellement.
Rassurance pratique : vous pouvez toujours en ajouter après coup. Commencez par la base. Si c’est trop souple, inutile de tout recommencer : il faut simplement continuer à broder et à tresser jusqu’à atteindre la densité “critique”.
Fournitures pour une broderie FSL propre : Brother Luminaire + cadre 5x7 + deux couches de stabilisateur hydrosoluble maille
Rhonda garde une liste volontairement simple. En FSL, la réussite tient à 20 % aux outils et à 80 % à la gestion des consommables.
Le kit essentiel :
- Machine : Brother Luminaire (ou toute machine acceptant un champ 5x7 ou plus).
- Cadre : cadre 5x7 standard (ou équivalent magnétique pour aller plus vite).
- Aiguille : taille 75/11 Sharp (préférée) ou aiguille broderie. Évitez les aiguilles “ball point” : elles percent moins proprement le stabilisateur.
- Stabilisateur : deux couches d’hydrosoluble type maille (pas le film fin type “topping”). Un hydrosoluble “tissu/mesh” est indispensable ici.
- Fil : fil de broderie polyester 40 wt (vert).
- Canette : fil de canette vert assorti (indispensable en FSL).
- Adhésif : pistolet à colle chaude (Ryobi sans fil montré) + bâtons transparents.

Logique de décision pour le stabilisateur (pour ne pas perdre votre après-midi)
Utilisez cette logique avant de vous engager sur ~14 000 points.
Point de départ : faites un test
- Cas A : le stabilisateur reste bien plat, tout est stable.
- Verdict : parfait. Gardez deux couches d’hydrosoluble maille (méthode de la vidéo).
- Cas B : le stabilisateur ondule, fait des vagues, ou “tambourine” (bruit sourd).
- Diagnostic : mise en cadre trop lâche.
- Correctif : refaites la mise en cadre. Il doit sonner “sec” quand on tapote, comme une peau de tambour. En cadre standard, serrez la vis avant l’enfoncement final de l’anneau intérieur.
- Cas C : l’aiguille “découpe” le stabilisateur (effet emporte-pièce / “cookie cutter”).
- Diagnostic : contrainte stabilisateur/aiguille trop élevée, ou aiguille fatiguée.
- Correctif : passez sur une 75/11 neuve. Ajoutez une troisième couche de maille hydrosoluble ou ralentissez la machine à env. 600 SPM pour limiter l’échauffement.
- Cas D : la dentelle reste gluante ou au contraire trop “cartonnée” après séchage.
- Diagnostic : rinçage insuffisant.
- Correctif : rincez à nouveau à l’eau tiède. Il ne faut pas compter sur un “reste de stabilisateur” pour rigidifier : ce sont les points qui doivent faire le travail.
La préparation “invisible” que les pros ne sautent pas : mise en cadre tendue, canette assortie, et flux de travail reproductible
Avant de broder la moindre branche, mettez en place un process qui garantit que la branche n°32 aura la même tenue que la branche n°1.
Les standards de Rhonda :
- Superposition : deux couches d’hydrosoluble maille.
- Tension : mise en cadre très serrée.
- Rendu : utiliser le même fil en canette que le fil supérieur.

Le risque “invisible” : Ce dernier point paraît secondaire… jusqu’à l’assemblage. Contrairement à un motif sur vêtement, l’envers d’une couronne est visible quand elle tourne ou quand on la suspend. Avec une canette blanche, vous verrez des “petits traits” blancs partout dans le vert, ce qui casse l’illusion.
Réalité production : Broder 32 branches, c’est un marathon. En série, la fatigue devient l’ennemi : quand le poignet fatigue, la mise en cadre se relâche et la densité/tailles des pièces varient. C’est là que les pros standardisent. Une station de mise en cadre pour machine à broder peut servir de “troisième main” pour garder le stabilisateur bien d’équerre et sous tension régulière d’un cadre à l’autre.
Checklist de préparation (contrôle avant décollage)
- Contrôle motif : le motif tient dans le cadre 5x7 et reste à 100 %.
- Consommables : découper deux couches de maille hydrosoluble.
- Test tactile/sonore : tapoter le stabilisateur mis en cadre : son “sec” de tambour ? (Oui/Non).
- Canette : canettes en vert assorti : quantité suffisante pour toute la série ?
- Machine : installer une aiguille 75/11 neuve.
- Chemin du fil : vérifier la présence de peluches dans le boîtier de canette (la FSL en génère beaucoup).
Avertissement : danger mécanique. Gardez doigts, manches amples et cheveux longs loin de la zone aiguille. Les motifs FSL comportent souvent des points de saut qui peuvent accrocher bijoux ou doigts si vous intervenez pendant la broderie.
Broder la branche FSL : pourquoi il ne faut jamais redimensionner un motif à points de course numérisé manuellement
C’est la règle la plus importante pour éviter la déception.
Rhonda précise que leurs motifs FSL sont numérisés manuellement. Cela signifie que l’espacement des points de course a été calculé pour former un maillage qui se tient.
Règle d’or :
- Chargez le fichier.
- Ne l’agrandissez pas (des ouvertures apparaîtront).
- Ne le réduisez pas (densité excessive, risque de casse/aiguille/stabilisateur).
- Brodez tel quel.
Pourquoi le redimensionnement échoue en FSL : Sur des remplissages, certains logiciels recalculent la densité. En FSL, on est sur une structure. Si vous augmentez de 20 %, vous éloignez les “poutres” sans en ajouter : la dentelle perd sa cohésion.
Si vous visez la répétabilité, la tension constante devient votre contrôle qualité. En mise en cadre pour machine à broder en série, la “serrure” doit être identique à chaque fois. Si la branche n°1 est bien tendue et la n°10 plus lâche, la n°10 sortira légèrement plus grande et/ou déformée — et l’assemblage deviendra pénible.

Laver, rincer, sécher : la routine post-traitement qui rend la FSL nette (pas laiteuse)
Une fois votre pile de branches brodées, ne bâclez pas le nettoyage. La différence entre un rendu “loisir créatif” et un rendu “boutique” se joue au rinçage.
Le protocole :
- Dégrossir : couper l’excédent de stabilisateur.
- Tremper : dans un bol d’eau tiède (pas bouillante).
- Rincer : rincer efficacement jusqu’à ce que la dentelle ait une sensation de textile souple, et non de film glissant.
- Sécher : poser à plat sur une serviette. Ne pas tordre, cela déforme. Tamponner pour enlever l’excès d’eau.

Conseil atelier : Rhonda indique qu’il n’est pas nécessaire de laisser du stabilisateur “pour rigidifier”. Si la dentelle est “gommeuse”/collante au toucher, c’est que le rinçage est insuffisant. Le résidu peut ensuite blanchir/faire des traces ou jaunir avec le temps.
Une base qui tient vraiment : coller 4 branches en chaîne (micro-points de colle uniquement)
La méthode d’assemblage de Jonathan commence par une chaîne de base : c’est le squelette de la couronne.
Plan d’action :
- Prenez la branche A. Déposez un micro-point de colle chaude sur la tige du bas.
- Prenez la branche B. Superposez son intersection supérieure sur la tige de la branche A.
- Pressez et maintenez environ 10 secondes.
- Répétez jusqu’à obtenir une chaîne de quatre branches.



Contrôle “propreté” : Le détail “micro-point” est crucial. Si vous voyez la colle déborder, c’est trop. Les pâtés sèchent durs et brillants, et font des “croûtes” visibles sur la dentelle.
Avertissement : danger thermique. La colle chaude fonctionne à haute température (environ 250°F à 380°F). Risque de brûlure sérieux. Travaillez sur un tapis silicone résistant à la chaleur. Gardez de l’eau fraîche à proximité en cas de contact. Ne laissez pas des enfants coller sans supervision.
Checklist de mise en place (phase assemblage)
- Séchage : les branches sont-elles 100 % sèches ? (fraîcheur humide = collage qui lâche).
- Outil : pistolet bien chaud ? (colle filante = pistolet pas assez chaud).
- Surface : plan de travail protégé (tapis silicone) ?
- Stock : 4 branches prêtes pour la première chaîne ?
- Discipline : prêt(e) à rester sur des “micro-dots” de colle ?
Transformer la chaîne de 4 branches en anneau de 8–9 pouces (et laisser la colle prendre avant de courber)
La physique demande un minimum de temps : ne forcez pas la courbure tant que les jonctions sont chaudes.
- Attendre : laissez refroidir la chaîne (quelques instants, le temps que la colle durcisse).
- Former : courbez doucement pour obtenir un cercle.
- Fermer : mettez un micro-point de colle sur l’extrémité basse de la branche n°4.
- Joindre : superposez-la sur le haut de la branche n°1 pour fermer l’anneau.

Donnée de taille : Cette base de 4 branches donne une couronne d’environ 8 à 9 pouces.
- Vous voulez plus grand ? Ajoutez une 5e branche à la base.
L’astuce de la deuxième couche : coller au point de croisement, pas aux pointes
Pour la deuxième couche, Jonathan ne colle pas “au hasard”. Il utilise un point d’ancrage logique pour créer du volume.
Logique de placement :
- Repérez la zone de croisement au milieu (le “centre”) d’une branche de base.
- Déposez la colle à cet endroit.
- Posez une nouvelle branche par-dessus, avec un angle légèrement différent pour combler les vides.
- Répétez avec trois autres branches pour la couche 2.

Contrôle visuel : à ce stade, cela paraît bizarre — des branches “en piques” dans tous les sens. Ne paniquez pas. C’est la phase “moche”. Le tressage corrige tout.
Le mouvement de tressage « dessous puis dessus » : comment les branches se verrouillent avec moins de colle
C’est la technique signature qui transforme un “tas collé” en “couronne tressée”.
Le geste :
- Prenez la pointe libre d’une branche de la couche supérieure.
- Faites-la passer en dessous de la couche précédente.
- Resserrez physiquement les “troncs” l’un contre l’autre.
- Ramenez la pointe au-dessus (comme un tressage/panier).

Pourquoi ça marche : La FSL a du relief (des milliers de petits points), donc les branches s’accrochent naturellement entre elles. Cette friction réduit fortement le besoin de colle sur les pointes.
- Principe : vous créez un verrouillage par tension/compression.
- Résultat : la couronne devient une structure autoportante.
Lien avec l’outillage : Si vous brodez des dizaines de branches, l’assemblage est la récompense… mais la broderie est le goulot. C’est là que des cadres de broderie magnétiques deviennent une amélioration pragmatique : vous supprimez le serrage de vis à chaque branche, ce qui fait gagner du temps et soulage les poignets sur une série de 32 pièces.
Construire du volume sans salir de colle : combler les zones fines, mixer les verts, et coller seulement si ça “ressort”
Après les premières couches, inutile de rester rigide : on passe à une sculpture “à l’œil”.
- Observer : repérez les zones “trop fines” (la lumière passe trop).
- Placer : collez une tige de branche dans la zone.
- Tresser : passez la pointe dessous puis dessus.
- Sécuriser : si une pointe veut ressortir, ajoutez un micro-point de colle pour la bloquer.

Amélioration esthétique : Jonathan a brodé trois nuances de vert et les a mélangées.
Densité cible :
- Couronne suspendable : 4+ couches (env. 32 branches). Doit être ferme.
- Centre de table : 2 couches (env. 12–16 branches). Peut rester plus souple.

Idées de mise en scène : nœuds, mini-ornements, et présentation autour d’une lanterne
Une fois la base terminée, vous êtes presque fleuriste.
Options de présentation :
- Classique : gros nœud rouge + mini boules (à coller sur la dentelle).
- Autour d’une lanterne : poser la couronne autour d’une lanterne type “boule à neige”. La lumière dans le relief de la dentelle est très flatteuse.


Conseil “valeur perçue” : si vous vendez vos créations, la mise en scène augmente la valeur perçue : une base seule se vend à $X ; une couronne présentée avec nœud et mention “prête pour bougie/lanterne” se vend souvent plus cher.
Dépannage : les deux gros problèmes — déformation et couronne qui ne tient pas
Voici les points que Rhonda évoque, mis en format diagnostic rapide.
| Symptôme | Cause probable | Correctif rapide | Prévention |
|---|---|---|---|
| Les points de la branche se déforment / ne s’alignent pas. | Redimensionnement / mise en cadre trop lâche. | Aucun (écarter la branche). | Ne jamais redimensionner la FSL. Mise en cadre “peau de tambour”. |
| La couronne devient ovale / en forme d’œuf. | Base collée de façon inégale. | Rattraper avec les couches suivantes. | Laisser la base de 4 branches prendre avant de la manipuler. |
| La couronne s’affaisse quand on la suspend. | Densité insuffisante (pas assez de branches). | Ajouter 4 à 8 branches. | Viser la règle des 32 branches pour une suspension. |
| Petits traits blancs visibles. | Fil de canette non assorti. | Retouche au feutre textile. | Toujours utiliser une canette assortie. |
Quand vous brodez 32+ branches : mise en cadre plus rapide, résultats plus propres, moins de fatigue
Pour une seule couronne, un cadre standard suffit. Mais pour plusieurs pièces (cadeaux, marché, série), la répétition de la mise en cadre finit par faire mal — et surtout, elle fait dériver la qualité.
Logique d’amélioration “outil” :
- Déclencheur (la douleur) : à la branche n°20, les pouces sont fatigués, le serrage est moins constant, et la branche n°20 sort moins régulière que la n°1.
- Standard qualité : si vous ne reproduisez pas la même tension à chaque mise en cadre, l’assemblage FSL devient plus difficile (pièces qui “ne tombent pas pareil”).
- Options :
- Niveau 1 (technique) : utiliser un grip type ouvre-bocal en caoutchouc pour mieux serrer la vis des cadres standards.
- Niveau 2 (vitesse & confort) : passer à des cadres de broderie magnétiques. Ils pincent rapidement sans vis, réduisent les marques de cadre et apportent une pression plus uniforme.
- Niveau 3 (flux) : si vous utilisez une machine haut de gamme, un cadre de broderie magnétique pour brother luminaire peut simplifier l’enchaînement des cadres sur votre bras de fixation.
Échelle & rendement : Si vous faites ce projet à but lucratif, le goulot est l’aiguille unique. Une machine à broder multi-aiguilles peut améliorer le débit (moins d’arrêts), mais pour beaucoup d’ateliers et d’amateurs, l’amélioration la plus rentable et immédiate reste le cadre et la régularité de mise en cadre.
Avertissement : sécurité magnétique. Les cadres magnétiques utilisent des aimants puissants (néodyme). Tenez-les éloignés des pacemakers, de l’électronique sensible et des supports magnétiques. Attention aux doigts : la fermeture peut pincer fortement.
Checklist d’exploitation (standard “série”)
- Régularité : ai-je contrôlé la tension de mise en cadre sur chaque branche ?
- Consommables : ai-je coupé l’excédent de stabilisateur avant trempage ?
- Process : ai-je bien séché les branches à plat ? (les branches gondolées se collent mal).
- Assemblage : ai-je démarré avec la chaîne de 4 branches ?
- Verrouillage : ai-je utilisé le tressage « dessous puis dessus » ?
- Densité : ai-je vérifié les “trous de lumière” en reculant d’un pas ?
Contrôle final : à quoi ressemble une réussite sur ce projet
Vous saurez que vous maîtrisez la couronne FSL quand :
- Visuel : on ne distingue pas l’endroit de l’envers (grâce à la canette assortie).
- Toucher : la couronne est ferme et “ressort”, pas molle ni collante.
- Structure : elle garde sa forme ronde quand on la tient verticalement par un seul point.
- Propreté : pas de pâtés visibles — seulement la friction et quelques micro-points de colle.
Et si vous voulez en faire une tradition, vérifiez votre organisation. L’amélioration la plus intelligente n’est pas “plus de colle”, mais une mise en cadre reproductible. C’est pourquoi beaucoup finissent par regarder des options comme un cadre de broderie magnétique 5x7 pour brother quand ils réalisent que 90 % d’une belle couronne se joue avant même que la machine commence à broder.
FAQ
- Q: Pourquoi une couronne de Noël en dentelle autonome (FSL) s’affaisse ou paraît trop souple lorsqu’on la suspend verticalement, même après un assemblage soigné ?
A: Augmentez la densité structurelle : une couronne FSL destinée à être suspendue a généralement besoin d’environ 32 branches pour créer assez de recouvrements et de friction.- Ajoutez des branches par séries de 4 à 8, puis tressez les pointes « dessous puis dessus » pour verrouiller mécaniquement les couches au lieu de compter sur la colle.
- Construisez d’abord une base stable (chaîne de 4 branches), laissez les jonctions prendre, puis fermez en anneau de 8 à 9 pouces avant d’ajouter les couches.
- Test de réussite : la couronne est ferme et “ressort”, et elle garde une forme ronde quand on la tient verticalement par un seul point.
- Si ça échoue encore : brodez et ajoutez d’autres branches ; avec un faible nombre (ex. 12), la structure est en général réservée à une présentation à plat.
- Q: Comment vérifier une mise en cadre “peau de tambour” pour broder des branches en dentelle autonome (FSL) avec deux couches d’hydrosoluble maille dans un cadre 5x7 ?
A: Refaites la mise en cadre jusqu’à obtenir une vraie tension “peau de tambour”, car une mise en cadre lâche crée des vagues, des fronces et des tailles de branches irrégulières.- Tapotez le stabilisateur mis en cadre : vous devez entendre un son net de “tambour”, pas un bruit sourd.
- Sur un cadre standard, serrez la vis avant l’enfoncement final de l’anneau intérieur, en gardant la maille bien d’équerre et sous tension régulière.
- Test de réussite : le stabilisateur reste plat pendant la broderie — pas d’ondulations, pas de “tambourinement”, pas de glissement.
- Si ça échoue encore : refaites la mise en cadre et ralentissez pour réduire les vibrations ; une tension irrégulière d’une branche à l’autre compliquera l’assemblage.
- Q: Pourquoi ne faut-il pas redimensionner un motif FSL à points de course numérisé manuellement sur une Brother Luminaire (ou toute machine 5x7) ?
A: Ne redimensionnez pas le fichier FSL : les maillages à points de course reposent sur un espacement fixe, et le redimensionnement peut créer des trous ou une densité excessive qui fragilise la structure.- Brodez le motif à 100 % tel que fourni et gardez une tension de mise en cadre constante de la branche n°1 à la branche n°32.
- Évitez l’agrandissement (le maillage s’ouvre) et la réduction (sur-densité, stress aiguille/stabilisateur).
- Test de réussite : les points s’alignent proprement, sans “trous” dans la maille et sans déformation des bords.
- Si ça échoue encore : écartez la branche déformée et rebrodez à la taille d’origine avec une mise en cadre plus tendue.
- Q: Qu’est-ce qui provoque l’« effet emporte-pièce » (l’aiguille perce des trous) lors d’une broderie FSL sur hydrosoluble maille, et comment le corriger ?
A: Traitez-le comme une contrainte stabilisateur/aiguille : passez sur une aiguille 75/11 Sharp neuve et augmentez le support avec plus de stabilisateur ou une vitesse plus basse.- Installez une 75/11 Sharp neuve (souvent préférée pour percer proprement le stabilisateur) et évitez les aiguilles ball point pour ce travail.
- Ajoutez une troisième couche d’hydrosoluble maille si le motif “découpe” la maille.
- Réduisez la vitesse autour de 600 SPM pour limiter l’échauffement et la perforation.
- Test de réussite : la maille ne se transforme pas en ligne de déchirure et la branche se détache intacte après rinçage.
- Si ça échoue encore : recontrôlez la tension de mise en cadre et le type de stabilisateur (maille/tissu hydrosoluble, pas film fin “topping”).
- Q: En quoi une canette assortie évite-t-elle les “petits traits blancs” sur une couronne FSL verte, et quelle est la correction la plus rapide si une canette blanche a déjà été utilisée ?
A: En FSL, les deux faces peuvent être visibles : une canette assortie évite les marques claires ; si des traits blancs sont déjà présents, la correction cosmétique la plus rapide est une retouche.- Préparez des canettes avec le même fil vert (ou un fil de canette vert assorti) avant de lancer la série.
- Inspectez les deux faces d’une branche test avant de broder des dizaines de pièces.
- Test de réussite : la couronne reste verte sur l’endroit et l’envers, sans “ticks” blancs quand elle tourne ou est suspendue.
- Si ça échoue encore : retouchez au feutre textile, puis passez à une canette assortie pour toutes les branches restantes.
- Q: Quelle routine de rinçage et de séchage évite que des branches FSL restent gluantes, collantes, laiteuses ou trop rigides après élimination de l’hydrosoluble ?
A: Rincez plus soigneusement : la FSL doit avoir une sensation de textile souple après rinçage, pas un toucher glissant ou “amidonné”.- Coupez d’abord l’excédent de stabilisateur, puis trempez à l’eau tiède et rincez sous l’eau courante.
- Séchez à plat et tamponnez ; ne tordez pas, cela déforme la dentelle.
- Test de réussite : une fois sec, le motif est propre, souple et légèrement “ressort”, sans résidus susceptibles de blanchir/faire des traces ou jaunir.
- Si ça échoue encore : rincez à nouveau à l’eau tiède ; un résidu signifie généralement que l’hydrosoluble n’a pas été totalement éliminé.
- Q: Quelles précautions de sécurité sont essentielles pendant la broderie FSL (points de saut) et l’assemblage à la colle chaude ?
A: Considérez les deux phases comme à risque : éloignez les mains et tout élément flottant pendant la broderie, et maîtrisez le risque de brûlure pendant le collage avec un poste de travail protégé.- Gardez doigts, manches amples, cheveux longs et bijoux loin de la zone aiguille ; les points de saut peuvent accrocher si vous intervenez machine en marche.
- Assemblez sur un tapis silicone résistant à la chaleur et gardez de l’eau fraîche à proximité en cas de contact.
- Utilisez uniquement des “micro-points” de colle ; l’excès déborde, fait des pâtés brillants et augmente aussi le risque de brûlure.
- Test de réussite : la broderie se termine sans intervention près de l’aiguille active, et les jonctions tiennent sans pâtés visibles ni doigts brûlés.
- Si ça échoue encore : faites une pause et réorganisez le poste ; ne continuez pas si la colle fait des fils (pistolet trop froid) ou si les branches sont encore fraîches/humides (collage qui lâche).
- Q: En production (32+ branches FSL), comment gérer la fatigue de mise en cadre avec une approche progressive : technique d’abord, puis cadre magnétique, puis flux multi-aiguilles ?
A: Procédez par étapes : optimisez d’abord la technique, puis améliorez le matériel de mise en cadre si la répétition fait dériver la qualité.- Niveau 1 (Technique) : utilisez un ouvre-bocal en caoutchouc pour mieux serrer les vis de cadre et standardiser la sensation “peau de tambour”.
- Niveau 2 (Outil) : envisagez des cadres de broderie magnétiques pour supprimer le serrage de vis, réduire la fatigue et améliorer la régularité de tension sur les séries.
- Niveau 3 (Flux) : si le volume augmente, évaluez un flux sur machine à broder multi-aiguilles pour réduire les arrêts (suivez le manuel machine pour la mise en œuvre).
- Test de réussite : la branche n°32 correspond à la n°1 en taille et en tenue, et l’assemblage est facile car les pièces s’alignent de façon constante.
- Si ça échoue encore : ajoutez un support type station de mise en cadre pour garder la maille bien d’équerre et limiter les écarts liés à la fatigue.
