Sommaire
Si vous avez déjà été planté(e) devant votre machine domestique à aiguille unique à 23 h, à la regarder trembler sur un motif de 20 000 points pendant que la liste des commandes s’allonge, vous connaissez cette sensation. Ce n’est pas seulement de l’impatience : c’est le constat que vos outils ne suivent plus.
Le passage du « loisir » à la « production atelier » est l’écart le plus risqué de ce métier. Il met en jeu votre trésorerie, votre confiance… et votre sécurité. Et le saut ne se résume pas aux points par minute (SPM) : il s’agit de régularité, de physique et de systèmes.
Ce guide reprend les enseignements de la vidéo et les transforme en procédure de production (type SOP). On laisse de côté le discours marketing pour se concentrer sur le concret : le son d’une tension stable, la sensation d’un bon encadrement, et les chiffres qui gardent une activité rentable.

Machine domestique vs tête de broderie industrielle : la physique du « heavy duty »
Visuellement, la différence saute aux yeux. Une machine domestique ressemble à un appareil électroménager ; une machine industrielle ressemble à un bloc moteur. Mais la vraie différence est dans la philosophie de conception.
Les machines industrielles — souvent appelées dans le métier machines à broder industrielles — sont pensées pour des conditions « hostiles » : production longue, tissus épais, casquettes structurées, et fonctionnement continu (la vidéo insiste sur une logique 24/7), sans surchauffe ni dérive permanente des réglages.
Différences “sensorielles” (ce qu’il faut regarder et écouter) :
- Vibrations : posez la main sur la table : une domestique à 800 SPM transmet beaucoup de vibrations. Une tête industrielle à vitesse équivalente doit rester plus « posée », grâce à un châssis métal plus lourd.
- Son : une domestique peut produire un sifflement aigu. Une industrielle en bon état donne un rythme mécanique régulier, plus grave. Si le rythme devient irrégulier, sec ou « cliquetant », c’est souvent un signal de maintenance à faire.
- Pénétration de l’aiguille : sur épaisseurs (coutures, bords, casquettes), une tête industrielle hésite moins : la descente d’aiguille est plus franche et plus constante.
La liste des consommables “invisibles” : Beaucoup de nouveaux ateliers budgètent le fil, mais oublient l’« armure de production ». Avant de monter en cadence, assurez-vous d’avoir :
- Adhésif temporaire en spray (KK100 ou équivalent) : utile pour les flottants et appliqués.
- Boîtiers de canette de rechange : pas seulement des canettes, mais les boîtiers. Une chute sur sol dur peut suffire à les déformer.
- Aiguilles titane 75/11 et 80/12 : en production, les aiguilles standard s’usent plus vite.
- Un outil “nid d’oiseau” : un crochet/pick dédié pour dégager un bourrage sans abîmer la zone du crochet rotatif.

La préparation “invisible” avant d’acheter : champ de broderie, types de jobs et réalité de votre mix commandes
Les brochures adorent afficher la « vitesse max », mais la donnée qui pèse vraiment sur votre marge, c’est le champ de broderie maximal. La vidéo cite un standard commercial de 50 × 35 cm.
Pourquoi c’est déterminant ? Les dos de vestes. Si vous achetez une machine limitée à 200 mm (8 pouces), vous ne pourrez pas faire des grands dos sans re-cadrage. Vous vous fermez l’accès à des produits à forte valeur (équipes, entreprises, clubs).
Checklist de préparation : scan de viabilité atelier
Ne contactez pas un vendeur tant que ces points ne sont pas cochés.
- [ ] Test “dos de veste” : le champ max permet-il un motif d’environ 12 pouces de large sans re-mise en cadre ?
- [ ] Réalité casquettes : la machine est-elle livrée avec un driver « wide cap » (270°) ou seulement un driver standard (face avant) ?
- [ ] Passage de porte : les machines industrielles sont encombrantes. Mesurez l’encadrement de porte et anticipez le passage du piètement.
- [ ] Alimentation électrique : la vidéo évoque des machines prévues pour tourner longtemps ; vérifiez votre installation (tension/ampérage). Des chutes de tension peuvent provoquer des décalages (mauvais repérage).
- [ ] Classe de poids : ces machines sont lourdes. Votre table doit supporter une charge dynamique (vibrations), pas seulement statique.

Le moment “tournevis” : la maintenance de routine qui évite les arrêts non planifiés
Dans la vidéo, on voit une scène discrète : des mains utilisent un petit tournevis près de la zone plaque/aiguille/canette. Pour un débutant, ça paraît technique. Pour un pro, c’est de l’argent économisé.
Le moment “tournevis”, c’est le passage psychologique de « simple utilisateur » à opérateur. Une domestique est souvent une boîte fermée. Une industrielle est un écosystème ouvert où, au quotidien, vous gérez les petits réglages et la prévention.
Flux de diagnostic “du moins cher au plus coûteux” : Quand la machine s’arrête ou effiloche le fil, les opérateurs efficaces suivent cet ordre (pour gagner du temps et éviter de remplacer des pièces inutilement) :
- Refaire l’enfilage complet (Coût : 0 €, Temps : 30 s) : très souvent, le fil a sauté d’un disque de tension ou d’un guide.
- Changer l’aiguille (Coût : ~0,50 €, Temps : 1 min) : une micro-bavure suffit à couper/effilocher instantanément.
- Contrôler la canette (Coût : faible, Temps : 2 min) : niveau de fil, peluches sous le ressort de tension, propreté.
- Contrôler la numérisation (Coût : du temps) : densité trop élevée, sous-couche inadaptée.
- Support technique (Coût : $$$) : seulement si 1–4 ne résolvent rien.
Avertissement : sécurité mécanique
Ne mettez jamais les doigts près des barres à aiguilles ou du levier releveur tant que la machine est sous tension, même si elle semble « à l’arrêt ». Un signal de démarrage (bug, commande involontaire) peut relancer un cycle instantanément. À 800 SPM, une aiguille peut provoquer une blessure grave.

La règle des 800 SPM : aller vite sans user prématurément la machine
La vidéo mentionne une vitesse max de 1200 SPM (stitches per minute) mais recommande de travailler autour de 800 SPM. Voici pourquoi, côté atelier.
La broderie est un processus “violent” : le cadre se déplace vite en X/Y pendant que l’aiguille frappe en Z. À 1200 SPM :
- La chaleur par friction augmente sur l’aiguille, ce qui peut fragiliser (voire faire fondre) certains fils polyester → casse.
- Les vibrations augmentent et peuvent amplifier les défauts de repérage (décalages, jours) si la stabilité n’est pas parfaite.
- Le stabilisateur est plus sollicité et peut se déchirer sur des zones denses.
Stratégie “zone idéale” :
- 600–700 SPM : zone prudente (fils métalliques, matières délicates, écussons très denses).
- 800–900 SPM : zone rentable (rythme stable + bon débit).
- 1000+ SPM : zone à risque, à réserver aux motifs simples, faible densité, sur support très stable.

Checklist de réglage : routine “pré-vol”
À exécuter avant d’appuyer sur le bouton vert.
- [ ] Contrôle canette : vérifiez visuellement qu’il reste au moins 1/3 de canette (évitez la panne en plein logo).
- [ ] Test du “clic” : à l’insertion du boîtier de canette, cherchez un clic net. Sans verrouillage correct, le boîtier peut se déloger et casser une aiguille.
- [ ] “Flossing” du fil supérieur : tirez le fil près de l’aiguille : la résistance doit être régulière, sans à-coups.
- [ ] Contrôle de dégagement : tournez le volant à la main (si applicable) pour confirmer que le pied ne touchera pas le cadre (évite le “hoop bang”).
- [ ] Tension de mise en cadre : tapotez le tissu encadré : cherchez un son de tambour sourd — tendu, sans déformer le tissage.

Réalité des marques : molettes de tension, drivers casquettes et construction de votre écosystème
La vidéo passe en revue les grands noms (Tajima, Barudan, Melco) et des options plus accessibles comme Ricoma. Voici comment un atelier évalue, au-delà de la peinture.
1) Les ensembles de tension (le “rythme cardiaque”) : La vidéo zoome sur les molettes de tension Tajima. Pourquoi ? Parce que la régularité fait la qualité.
- Test atelier : une tension réglée aujourd’hui tient-elle demain ? Les machines haut de gamme dérivent moins ; certaines entrées de gamme se dérèglent plus vite avec les vibrations.
- Compatibilité : beaucoup d’ateliers standardisent leurs consommables et cadres. La compatibilité cadres de broderie tajima est souvent recherchée pour la disponibilité de pièces et d’accessoires.
2) Les systèmes casquettes (cap driver) : Barudan est réputé sur la casquette : la vidéo montre l’importance du driver et de la stabilité sur un support courbe.
- Observation : surveillez le “flagging” (rebond de matière). Un bon système le limite.
- Implication : si la casquette est un produit clé, un système rigide (driver + cadre) est indispensable, par exemple des cadres de broderie barudan ou équivalent.
3) Budget vs fiabilité : Si vous regardez des réseaux/imports ou des marques orientées budget, votre recherche doit porter sur le support et votre capacité à dépanner.
- Melco : la vidéo souligne l’intérêt d’un logiciel/écosystème plus “user-friendly” selon les configurations.
- Ricoma / imports : prix d’entrée attractif, mais il faut accepter d’apprendre et de diagnostiquer (souvent à distance).

Casquettes, cadres cylindriques et le problème du “mauvais cadre”
Les casquettes sont très rentables et souvent les plus frustrantes. La vidéo montre une broderie sur profil courbe.
Le défi “cylindrique” : La broderie à plat est 2D ; la casquette est 3D. Le support est moins stable et la zone de travail plus contrainte.
- Le piège : la matière peut “flotter” et rebondir à l’impact de l’aiguille (flagging) → nids d’oiseau (bourrages dessous).
- La correction : stabilisation plus agressive + mise en cadre très ferme.
- L’upgrade : si vous luttez avec les cadres standard, envisagez un cadre de broderie pour casquettes pour machine à broder dédié ou une station qui permet de serrer plus fort et plus régulièrement qu’à la main.

Le stabilisateur n’est pas un détail : l’arbre de décision
La vidéo montre un contrôle matière/stabilisateur (on le tire pour vérifier). Formalisons-le. Le stabilisateur (backing) est la fondation : si elle bouge, le motif se fissure (plis, décalages).
Arbre de décision stabilisateur
À mémoriser : il règle une grande partie des problèmes qualité.
Q1 : Le tissu s’étire-t-il ? (T-shirts, polos, mailles)
- OUI : CUTAWAY (découpe). Sans exception : un tearaway finira par céder et le motif se déformera.
- NON : passez à Q2.
Q2 : Le tissu est-il dense/robuste ? (vestes, toile/canvas)
- OUI : TEARAWAY (déchirable) peut suffire : le support se tient.
- NON : passez à Q3.
Q3 : Est-ce un écusson très dense (20 000+ points) ?
- OUI : double couche (Cutaway + Tearaway) pour gagner en rigidité.
Q4 : Le tissu a-t-il du poil/du relief ? (serviettes, polaire)
- OUI : ajoutez un TOPPER SOLUBLE (WSS) au-dessus pour éviter l’enfouissement des points, en plus du backing dessous.
Astuce atelier : tenez un “carnet de recettes” (papier ou numérique). Notez : support + stabilisateur + aiguille + vitesse. Objectif : arrêter de réinventer le réglage à chaque commande.

Monotête vs multitêtes : monter en volume sans se casser
La vidéo recommande une monotête pour démarrer et une multitêtes pour le volume. Ajoutons la nuance production.
L’avantage multi-aiguilles (même en monotête) : Passer d’une domestique 1 aiguille à une machine à broder multi-aiguilles (10/15 aiguilles) change la vie surtout à cause des changements de couleur.
- Exemple : logo 5 couleurs.
- Domestique : arrêt → coupe → ré-enfilage → reprise (temps mort important).
- Multi-aiguilles : coupe automatique → changement d’aiguille → reprise (temps mort réduit).
Logique de montée en charge : Quand vous recevez des séries (ex. 20 logos poitrine gauche), une aiguille unique devient un goulot d’étranglement. Une monotête multi-aiguilles fiable est souvent le premier vrai palier de rentabilité.
Pensez aussi à la station de cadrage pour la broderie : c’est un dispositif de maintien qui bloque vêtement et cadre au même endroit à chaque fois, pour répéter un placement identique du T-shirt n°1 au n°50. C’est l’un des investissements les plus simples pour “faire usine” sans être une usine.

L’état d’esprit “planning de maintenance” : quotidien / hebdo / mensuel
La vidéo insiste sur la routine. Voici un planning réaliste pour un atelier occupé.
Quotidien (début de poste) :
- Huiler le crochet : une goutte (une seule) sur la piste du crochet rotatif. Faites un test sur chute pour évacuer l’excès.
- Contrôle peluches : soufflez la zone canette (air sec, pression modérée).
- Contrôle tension : tirez le fil : sensation régulière ?
Hebdomadaire (fin de semaine) :
- Nettoyage approfondi : retirez la plaque aiguille ; les peluches s’accumulent autour des zones de coupe/trim et mécanismes.
- Changement d’aiguilles : si vous avez beaucoup tourné, changez. Une aiguille coûte moins cher qu’un polo abîmé.
Mensuel :
- Graissage : appliquez une graisse adaptée sur les zones prévues (suivez le manuel de votre machine).

Checklist d’exploitation : la “logique de lancement”
- [ ] Séquence couleurs : les couleurs du fichier correspondent-elles aux bons numéros d’aiguille ? (Écran = rouge, aiguille = bleu → catastrophe).
- [ ] Tracé du motif : lancez un “Trace”/déplacement cadre pour vérifier qu’il n’y aura pas de contact avec le cadre.
- [ ] Surveiller la première couche : ne partez pas avant la fin de la sous-couche : si la stabilisation doit lâcher, c’est souvent là.
- [ ] Écouter : si le rythme change ou si vous entendez un “claquement”, stop immédiat.

Acheter intelligemment : support revendeur vs économies Internet
La vidéo conseille de bien comparer les marques. Règle d’or : vous achetez le support, pas seulement le métal.
Si vous achetez une machines à broder swf ou une machines à broder zsk d’occasion, qui intervient en cas de panne ? Si vous achetez une machine neuve orientée “Internet”, existe-t-il une base vidéo, une hotline, des pièces disponibles rapidement ?
- Profil “DIY” : certaines marques orientées valeur demandent d’être à l’aise avec le diagnostic et le tournevis.
- Profil “service” : les marques historiques coûtent plus cher, mais l’écosystème et l’assistance peuvent être plus structurés.
Identifiez votre profil avant de signer.

Le chemin d’upgrade : mise en cadre plus rapide, moins de marques de cadre, et manipulation plus sûre
Une fois la machine en place, vos poignets deviennent le goulot d’étranglement. Les cadres à vis sont plus lents et peuvent laisser des marques de cadre (fibres écrasées) sur velours, velours côtelé ou textiles techniques.
La solution : les cadres magnétiques De plus en plus d’ateliers passent aux cadres de broderie magnétiques.
- Pourquoi ? Ils se ferment par force magnétique : pas de vissage, pas d’anneau interne à forcer.
- Bénéfice : ils s’adaptent mieux aux variations d’épaisseur (hoodie épais vs t-shirt fin).
- Impact temps : la mise en cadre peut devenir beaucoup plus rapide sur les séries.
Échelle d’évolution :
- Niveau 1 (technique) : stabilisateur mieux choisi, standardisation des réglages.
- Niveau 2 (outillage) : cadres magnétiques industriels (type MaggieFrame ou équivalent) pour une tension plus régulière.
- Niveau 3 (capacité) : passage à une machine à broder multi-aiguilles pour absorber le volume que ces gains de cadence rendent possible.
Avertissement : sécurité des aimants
Les cadres magnétiques industriels utilisent des aimants néodyme. Ils peuvent se refermer avec une force d’écrasement importante (jusqu’à 30 kg de traction).
* Risque de pincement : gardez les doigts hors des zones de contact.
* Dispositifs médicaux : gardez une distance de sécurité (15 cm+) avec les pacemakers.
* Électronique : ne posez pas téléphone ou cartes bancaires directement sur les aimants.

Dépannage : la grammaire de l’échec
La vidéo met en avant les “arrêts” et l’usure. Voici une lecture symptôme → cause → correction.
| Symptôme | “Son/Aspect” | Cause probable | Correction probable |
|---|---|---|---|
| Nid d’oiseau | Bourrage ; tissu collé à la plaque. | Tension supérieure trop faible OU fil sorti du releveur. | Coupez dessous, puis refaites l’enfilage complet du fil supérieur (sans “rattrapage” partiel). |
| Fil qui s’effiloche | Peluches près du chas. | Aiguille usée OU aspérité sur la plaque. | Changez l’aiguille d’abord. Si ça continue, lissez très légèrement l’orifice avec une corde abrasive (emery cord). |
| Marques de cadre | Anneau brillant/écrasé. | Cadre trop serré sur tissu délicat. | Vapeur pour relever les fibres. Passer à des cadres magnétiques pour réduire la pression excessive. |
| Fausses casses | Arrêt “Break” mais fil intact. | Ressort de tension trop serré OU capteur encrassé. | Desserrez légèrement ; soufflez le capteur de casse fil. |

Le prisme profit : ce ne sont pas les machines qui font l’argent — ce sont les systèmes
La vidéo se termine en renvoyant vers une boutique Etsy, preuve que ce type de matériel peut soutenir une activité. Mais la machine n’est que le moteur.
Votre rentabilité dépend du système :
- La règle des 800 SPM pour préserver la machine.
- Le planning de maintenance pour éviter les surprises.
- Les bons outils (stabilisateurs, cadres magnétiques, machine à broder multi-aiguilles) pour réduire la friction entre « commande reçue » et « commande expédiée ».
N’ayez pas peur de la transition. Respectez la machine, apprenez ses sons, et privilégiez la régularité plutôt que la vitesse brute. C’est comme ça qu’un hobby devient une activité durable.
FAQ
- Q: Quels “consommables cachés” un nouveau propriétaire de machine à broder industrielle devrait-il stocker avant de lancer la production sur une machine à broder multi-aiguilles SEWTECH ?
A: Constituez d’abord l’« armure de production », car les premiers arrêts viennent souvent de petites pièces manquantes, pas de grosses pannes.- Préparer : un adhésif temporaire en spray (KK100 ou équivalent) pour les flottants et appliqués.
- Préparer : des boîtiers de canette de rechange (pas seulement des canettes), ainsi que des aiguilles titane 75/11 et 80/12.
- Préparer : un outil dédié pour dégager les nids d’oiseau (crochet/pick) afin de libérer un bourrage sans endommager la zone du crochet rotatif.
- Critère de réussite : en cas de bourrage ou de souci de fil, la production repart après un ré-enfilage/changement d’aiguille, sans attendre des pièces.
- Si ça échoue encore : suivez l’ordre de dépannage à faible coût — ré-enfiler, changer l’aiguille, vérifier canette/peluches, puis revoir la numérisation.
- Q: Comment juger la bonne tension du tissu dans un cadre de broderie type Tajima pour éviter les chocs de cadre et les problèmes de repérage sur une tête de broderie industrielle ?
A: Mettez en cadre le tissu tendu sans l’étirer, puis validez les dégagements avant de broder pour éviter les contacts et les décalages.- Test au tapotement : tapotez le tissu encadré ; visez un son de “tambour” sourd (tendu, sans déformation du tissage).
- Vérifier : tournez le volant à la main (si applicable) pour confirmer que le pied ne touchera pas les bords du cadre (cause classique de “hoop bang”).
- Tracer : lancez un tracé du motif/déplacement cadre pour vérifier que le parcours aiguille ne touchera pas le cadre.
- Critère de réussite : surface bien plane sans distorsion, et aucun bruit de contact cadre pendant la broderie.
- Si ça échoue encore : baissez la vitesse et revalidez le choix de stabilisateur avant de changer du matériel.
- Q: Qu’est-ce que la “règle des 800 SPM” pour les machines à broder industrielles, et quand faut-il plutôt faire tourner une machine SEWTECH à 600–700 SPM ?
A: Considérez 800–900 SPM comme la base “zone rentable”, et ralentissez à 600–700 SPM pour les matières et fils à risque.- Régler : 600–700 SPM pour fil métallique, soie/matière délicate, ou travail très dense type écusson.
- Régler : 800–900 SPM pour la plupart des productions stables, quand le rythme reste régulier et le débit élevé.
- Éviter : 1000+ SPM sauf motif simple, faible densité, point de course sur support très robuste.
- Critère de réussite : son régulier (“thump-thump”), moins de casses, repérage plus propre.
- Si ça échoue encore : contrôlez l’état de l’aiguille et les frottements du chemin de fil avant de ré-augmenter la vitesse.
- Q: Comment corriger un bourrage “nid d’oiseau” sur une machine à broder industrielle au niveau du crochet rotatif quand le tissu est collé à la plaque aiguille ?
A: Arrêtez immédiatement et refaites l’enfilage complet du fil supérieur, car le nid d’oiseau vient souvent d’une tension supérieure trop faible ou d’un fil sorti du chemin.- Couper : coupez soigneusement les fils emmêlés par dessous pour libérer le tissu sans tirer.
- Ré-enfiler : refaites tout le chemin du fil supérieur, de la bobine à l’aiguille (ne “réparez” pas juste une section).
- Tester : tirez le fil près de l’aiguille pour sentir une résistance régulière (type “fil dentaire”), sans à-coups.
- Critère de réussite : les premiers points se forment proprement, sans nœud qui grossit sous le tissu.
- Si ça échoue encore : vérifiez les peluches sous le ressort de tension de canette et confirmez que le boîtier de canette s’enclenche avec un clic net.
- Q: Quel est l’ordre de dépannage le plus rapide et sûr quand une machine à broder multi-aiguilles type Ricoma commence à effilocher le fil près du chas ?
A: Changez l’aiguille en premier, car une micro-bavure est la cause la plus fréquente d’un effilochage immédiat.- Remplacer : installez une aiguille neuve (les aiguilles titane tiennent souvent plus longtemps en production que les chromées standard).
- Inspecter : surveillez l’apparition de peluches près du chas et contrôlez l’orifice de la plaque aiguille.
- Nettoyer : retirez les peluches autour de la plaque aiguille/zone canette, qui augmentent les frottements.
- Critère de réussite : le fil ne peluche plus et passe la première couche sans effilochage.
- Si ça échoue encore : lissez très légèrement l’orifice de la plaque avec une corde abrasive, puis refaites un test simple.
- Q: Quelle règle de sécurité doit suivre un opérateur qui passe du domestique à l’industriel lorsqu’il travaille près de la zone barre à aiguilles et releveur sur une machine type Barudan ?
A: Ne mettez jamais les doigts près des barres à aiguilles ou du releveur tant que la machine est sous tension, même si elle semble “arrêtée”.- Alimentation : coupez l’alimentation avant d’intervenir pour enfiler, dégager ou inspecter la zone.
- Principe : considérez que la machine peut redémarrer instantanément (signal parasite, commande involontaire).
- Méthode : utilisez des outils (crochet/pick) pour dégager un bourrage plutôt que les doigts près des pièces mobiles.
- Critère de réussite : les mains restent hors de la zone d’impact dès que la machine est alimentée, évitant pincements et perforations.
- Si ça échoue encore : si un accès est nécessaire de façon répétée, suivez la procédure de service du manuel au lieu d’improviser.
- Q: Quelles précautions de sécurité appliquer avec des cadres de broderie magnétiques industriels pour réduire les marques de cadre sur un tissu technique délicat ?
A: Traitez les cadres magnétiques comme un outil à risque de pincement : les aimants néodyme peuvent se refermer avec une force d’écrasement.- Écarter les doigts : gardez les doigts hors des surfaces d’appui lors de la fermeture.
- Ouvrir/fermer : alignez et contrôlez la fermeture au lieu de laisser le cadre “claquer”.
- Protéger : gardez au moins 15 cm avec les pacemakers et ne posez pas téléphone/cartes bancaires sur les aimants.
- Critère de réussite : fermeture sans pincement et moins de marques de cadre qu’avec un cadre à vis trop serré.
- Si ça échoue encore : si les marques persistent, relevez les fibres à la vapeur et réévaluez la pression de mise en cadre et le choix de stabilisateur avant d’augmenter la force de serrage.
- Q: Si une machine domestique à aiguille unique est trop lente pour 20 logos poitrine gauche, quel est le chemin d’upgrade pas à pas (technique → cadres magnétiques → machine à broder multi-aiguilles SEWTECH) ?
A: Commencez par réduire les pertes de process, puis accélérez la mise en cadre, et n’ajoutez de capacité machine que lorsque le volume le justifie.- Niveau 1 (technique) : standardisez vos “recettes” de stabilisateur, faites des tracés de contrôle, et appliquez l’ordre de dépannage à faible coût (ré-enfiler → aiguille → canette → numérisation).
- Niveau 2 (outillage) : ajoutez des cadres magnétiques pour réduire le temps de mise en cadre et limiter les marques de cadre sur tissus sensibles.
- Niveau 3 (capacité) : passez à une machine industrielle multi-aiguilles pour éviter les ré-enfilages constants lors des changements de couleur et réduire les temps morts.
- Critère de réussite : placement et qualité se répètent du T-shirt n°1 au n°50 sans arrêts permanents.
- Si ça échoue encore : ajoutez une station de mise en cadre pour verrouiller le placement répétable et revalidez la vitesse (revenir vers ~800 SPM stabilise souvent la production).
