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Quand on débute en broderie machine, la « liste de courses » est la partie la plus simple. Le plus difficile, c’est d’acheter les bons basiques dans le bon ordre, de les mettre en place pour que le tissu ne bouge pas, et d’éviter la spirale classique du débutant : gondolage → remise en cadre → erreur de coupe → aiguille émoussée → points moches.
Beaucoup de débutants abandonnent non pas par manque de talent, mais parce qu’ils se heurtent à un « mur de friction » — le plus souvent un mélange de mauvaise mise en cadre et de stress face à la vitesse de la machine.
Cet article reconstruit les huit indispensables de la vidéo en un workflow que vous pouvez réellement appliquer — que vous brodiez un cadeau à la fois ou que vous cherchiez à transformer la broderie en petite activité. On va dépasser le simple « quoi acheter » pour aller vers « comment ça se passe » quand tout est correctement réglé.

N’achetez pas une machine de broderie dans la panique — décidez d’abord ce que vous attendez d’elle (Brother Innov-is, Bernina B 590/B 990)
La vidéo a raison : la machine est le cœur de l’installation. Mais voici la vérité côté atelier : la “meilleure” machine est celle qui correspond à votre charge de travail et à votre tolérance aux réglages.
Dans les exemples de la vidéo, on voit des configurations « maison » comme la Brother Innov-is et des machines Bernina plus haut de gamme. Les critères débutant mis en avant sont :
- Utilisation simple
- Fonctions réglables
- Motifs intégrés
- Compatibilité avec différents fils et textiles
- Une marque fiable pour durer
Mon filtre pratique (la règle « vitesse vs volume ») :
- Phase “apprentissage” (mono-aiguille) : si vous apprenez, privilégiez une machine qui vous permet de rattraper facilement une erreur. Cherchez notamment une machine qui permet de revenir en arrière sur quelques points si le fil casse.
- Limite de vitesse débutant : ne démarrez pas à la vitesse maxi. Même si certains pros tournent très vite, trouvez votre zone de confort autour de 600 points/minute. À ce rythme, la machine « ronronne » plutôt qu’elle ne « hurle », et vous gardez du temps de réaction si un fil s’effiloche.
- Phase “production” (machine à broder multi-aiguilles) : si vous vendez, votre ennemi, c’est l’arrêt machine. Une mono-aiguille vous oblige à stopper et à changer le fil manuellement à chaque couleur.
- Logique d’évolution : si vous brodez des motifs à 4+ couleurs sur 20+ t-shirts, une mono-aiguille devient un goulot d’étranglement. C’est là que regarder des SEWTECH Multi-needle Embroidery Machines devient une décision de production, pas un luxe : les changements de couleur sont automatisés, ce qui vous permet de laisser la machine travailler.
Beaucoup de « problèmes de machine » sont en réalité des problèmes de mise en cadre + stabilisation. Avant d’upgrader la machine, upgradez la base.

La préparation “invisible” des pros avant le premier point : stabilisateur, tenue du cadre, et mini contrôle réalité du textile
La vidéo insiste sur les stabilisateurs et la mise en cadre comme fondation d’un bon résultat — et c’est exactement là que les débutants gagnent ou perdent.
Voici la préparation qui évite la majorité des frustrations :
- Choisir le textile en premier (coton/lin = le plus simple, comme dans la vidéo, car ça ne s’étire pas).
- Choisir le stabilisateur selon la stabilité du textile (découpable pour les mailles, déchirable pour les tissés).
- Vérifier que le cadre à broder tient le textile bien tendu sans le déformer (marques de cadre).
Test “visuel/sensation” : quand le textile n’est pas assez soutenu, les pénétrations répétées de l’aiguille agissent comme de minuscules marteaux. En regardant de près, vous pouvez voir le textile « dribbler » (monter/descendre avec l’aiguille). C’est une cause directe de gondolage.
Si vous pensez déjà vitesse et régularité, c’est ici que les stations de cadrage deviennent utiles — pas parce que c’est « gadget », mais parce que ça réduit la variation humaine d’une mise en cadre à l’autre. Une station aide à cadrer chaque pièce au même endroit, ce qui devient crucial dès qu’un client veut plusieurs articles identiques.

Checklist de préparation (à faire avant même d’enfiler la machine)
- Contrôle consommables “invisibles” : avez-vous un adhésif temporaire en spray (type 505) ou des épingles pour maintenir le textile si besoin ?
- Si vous apprenez : choisissez un textile stable (coton ou lin).
- Associez le type de stabilisateur au textile (découpable / déchirable / hydrosoluble).
- Vérifiez la taille du cadre : le motif ne devrait pas occuper plus de 80 % du cadre pour garder une « marge de sécurité ».
- Inspectez l’anneau intérieur/extérieur du cadre. Passez le doigt sur les bords : une encoche ou une bavure peut accrocher un textile délicat.
- Préparez vos ciseaux de broderie / ciseaux courbes avant de lancer.
- Montez une aiguille de broderie neuve si vous ne savez plus quand vous l’avez changée.

Stabilisateurs + cadres : le duo anti-gondolage qui fait paraître les débutants “pro”
Le message central de la vidéo est simple et juste : les stabilisateurs empêchent le textile de bouger et de gondoler, et les cadres maintiennent le textile tendu pour la précision. En revanche, une mauvaise combinaison peut ruiner un projet.
La vidéo montre précisément :
- Stabilisateur découpable
- Stabilisateur déchirable
- Stabilisateur hydrosoluble (lavable)
- Un cadre plastique standard tenant le textile pendant qu’une Bernina brode

Arbre de décision simple (textile → stabilisateur)
Utilisez ceci comme point de départ. Un « stabilisateur », ce n’est pas juste un support : c’est la fondation.
1) Le textile est-il extensible ou se déforme facilement (t-shirts, sweats, mailles) ?
- Décision : vous devez utiliser un stabilisateur découpable.
- Pourquoi : les mailles s’étirent. Si vous arrachez le support, les points vont resserrer le textile et le résultat se déformera au lavage. Le découpable reste en place pour maintenir la forme.
2) Le textile est-il stable et tissé (coton, denim, toile, serviettes) ?
- Décision : un stabilisateur déchirable suffit souvent.
- Pourquoi : ces textiles se tiennent. Le stabilisateur sert d’échafaudage temporaire.
3) Le textile a-t-il du poil/du relief (serviettes, polaire, velours) ?
- Décision : il faut un film hydrosoluble en topping (type Solvy) au-dessus ET un stabilisateur en dessous.
Réalité de la mise en cadre : « tendu » ne veut pas dire « étiré »
La vidéo dit que le cadre doit tenir le textile tendu. La nuance : tendu comme une peau de tambour lisse, pas étiré comme un trampoline.
Test tactile :
- Mettez en cadre.
- Passez la main doucement : la surface doit être plane.
- Tapotez légèrement : vous devez entendre un « toc » sourd, pas un « ping » aigu.
- Regardez le droit-fil / trame : si les lignes se courbent comme un sourire, vous avez trop étiré. À la sortie du cadre, le textile se détend et le motif gondole.
Si vous luttez contre les marques de cadre, une tenue irrégulière, ou la fatigue à serrer les vis, les cadres de broderie magnétiques peuvent être une évolution pragmatique. Contrairement aux cadres traditionnels basés sur la friction et le serrage, les cadres magnétiques utilisent une force verticale pour pincer le textile sans le forcer dans un anneau déformant — particulièrement utile sur les articles délicats.

Des choix de fil qui ne vous trahissent pas en plein motif : polyester vs rayon (40 wt et 30 wt)
La vidéo recommande d’investir dans du fil de broderie de qualité et explique la distinction courante :
- Fil polyester : durable, résistant, bonne tenue des couleurs. Adapté à la plupart des usages.
- Fil rayon : très brillant, rendu plus « soyeux », mais plus fragile et sensible à l’eau de Javel.
Elle montre aussi des repères de titrage :
- 40 wt (standard — commencez ici)
- 30 wt (plus épais — pour remplir de grandes zones plus vite)
Voici une règle simple et sûre pour débuter :
- Démarrez avec du polyester 40 wt : c’est le standard.
- Utilisez du 60 wt (plus fin) uniquement si vous faites du très petit lettrage (moins de 1/4 inch).
Contrôle “fil dentaire” (tension/qualité) : La qualité du fil compte : un diamètre irrégulier crée des soucis de tension. Lors de l’enfilage, tirez doucement le fil à travers le chas : la résistance doit être légère et régulière, comme un fil dentaire. Si ça accroche ou « gratte », le chemin de fil est sale ou le fil est de mauvaise qualité.
Pour constituer une première palette, une approche efficace est de prendre un kit de 10–20 couleurs d’une marque fiable (SEWTECH ou équivalent) plutôt que 100 bobines bon marché qui cassent toutes les 500 points.

Le choix d’aiguille n’est pas optionnel : c’est la solution la moins chère pour corriger vite une “mauvaise qualité de point”
La vidéo rappelle un point souvent sous-estimé : une aiguille de broderie n’est pas une aiguille de couture standard.
Elle montre :
- Un schéma comparant les chas (universelle vs broderie vs métallique)
- Un tableau de tailles incluant 60/8, 75/11, 90/14, 100/16
- Le rappel de remplacer une aiguille tordue ou émoussée


À quoi sert vraiment le chas plus grand
Une aiguille de broderie a un chas plus grand et une géométrie (dont la gorge/scarf) conçue pour protéger le fil à haute cadence.
- 75/11 : votre aiguille « passe-partout » pour la majorité des broderies.
- 90/14 : pour denim/toile épaisse.
- Aiguilles à bout rond (ballpoint) : pour les mailles (elles écartent les fibres au lieu de les couper).
Habitude simple (la règle de “l’assurance pas chère”)
Écoutez votre machine. Une aiguille neuve fait un son régulier et discret. Une aiguille émoussée produit un toc-toc rythmique en forçant la pénétration.
Si vous entendez ce toc, changez l’aiguille immédiatement. Une aiguille à quelques centimes coûte moins cher qu’un polo ruiné.
Des textiles qui vous font progresser plus vite : commencez par coton/lin, puis “méritez” denim, soie et extensibles
La vidéo conseille de commencer sur coton ou lin, puis de passer à des textiles plus difficiles comme soie, denim et extensibles.
Cette progression est la bonne, car les textiles stables réduisent les variables. En apprentissage, vous voulez isoler les compétences :
- Niveau 1 (coton/lin) : tissé serré, peu extensible. Idéal pour apprendre la mise en cadre.
- Niveau 2 (serviettes/denim) : plus épais, peut nécessiter topping ou ajustement de tension de cadre.
- Niveau 3 (mailles/t-shirts) : le niveau le plus exigeant : extensible, parfois glissant, et peu tolérant.
Un piège fréquent est d’accuser la machine alors que le vrai problème est le comportement du textile sous la densité de points. Si vous brodez un logo très dense sur un t-shirt fin sans stabilisateur découpable suffisamment ferme, vous obtiendrez un “patch” rigide entouré de plis.
Si vous devez sans cesse remettre en cadre des pièces glissantes ou des serviettes épaisses qui passent mal dans les anneaux plastiques, les cadres de broderie magnétiques peuvent réduire le temps de remise en cadre. Leur pincement à plat gère mieux l’épaisseur que la méthode « anneau intérieur dans anneau extérieur ».
Des outils de coupe qui évitent le moment “un coup de ciseaux et c’est fichu” : ciseaux de broderie, ciseaux courbes, cutter rotatif + tapis
La vidéo cite des outils de coupe de précision comme indispensables :
- Ciseaux de broderie
- Ciseaux courbes (pratiques pour les points de saut)
- Cutter rotatif
- Tapis de coupe


Pourquoi les ciseaux courbes comptent plus qu’on ne le pense
Technique “appliqué” : les ciseaux courbes ne servent pas qu’aux points de saut. Ils deviennent indispensables dès que vous faites de l’appliqué. La courbure permet à la lame de glisser au-dessus du textile plutôt que de “piquer” dedans.
Action : pour couper un fil au ras, tenez les ciseaux courbes avec les pointes orientées vers le haut et à l’opposé du vêtement. Cette habitude simple évite de percer un trou dans une pièce finie.
Une installation “pro” dès le premier jour : logiciel, retouches intégrées, et quand la numérisation devient le goulot d’étranglement
La vidéo indique que beaucoup de machines permettent d’utiliser un logiciel de broderie pour créer ou modifier des motifs, et recommande un logiciel simple avec tutoriels/support.

À retenir côté pratique : même si vous ne “numérisez” pas depuis zéro, vous finirez par vouloir un logiciel Essentials pour :
- Ajuster la densité lors d’un redimensionnement (réduire un motif augmente la densité si ce n’est pas recalculé).
- Ajouter du lettrage (prénoms, dates).
- Fusionner des motifs.
Réalité atelier : si vous vendez, le logiciel fait gagner du temps. Mais une mauvaise numérisation est une cause majeure de casse de fil. Si un motif a 20 000 points dans un carré de 2 pouces, aucun stabilisateur ne compensera. Action : vérifiez le nombre de points avant de broder.
L’organisation qui vous sauve la tête : panneaux perforés, tiroirs étiquetés, et la règle “zéro recherche en cours de broderie”
La vidéo termine sur l’organisation : boîtes/tiroirs de rangement et étiquetage pour réduire la frustration.


Ce n’est pas qu’une question d’esthétique. L’organisation, c’est du contrôle de production.
Ma règle au poste de broderie : rien ne doit nécessiter de fouille une fois la machine lancée.
- Gardez les ciseaux de broderie attachés à la table machine ou dans un petit bac aimanté.
- Gardez le fil de canette à portée de main.
Si vous passez à un rythme semi-production, associer un poste propre à une mise en cadre répétable — par exemple une station de cadrage hoop master — peut faire chuter le temps de préparation par pièce de plusieurs minutes à quelques dizaines de secondes.
La méthode (pas à pas) : une séquence débutant reproductible, sans deviner
Voici la séquence complète suggérée par la vidéo, reconstruite en points de contrôle avec résultats attendus.
1) Choisir textile + stabilisateur
- Point de contrôle : le textile est stable en main ; le stabilisateur correspond au comportement (extensible = découpable).
- Résultat attendu : le textile ne fait pas de vagues quand vous tirez légèrement.
2) Mise en cadre correcte
- Point de contrôle : textile lisse et bien tendu.
- Test : tapotez : ça doit être ferme, et les lignes de trame/droit-fil doivent rester droites.
3) Choix du fil
- Point de contrôle : polyester 40 wt monté.
- Résultat attendu : le fil se déroule régulièrement ; pas d’effilochage au chas.
4) Choix de l’aiguille
- Point de contrôle : aiguille 75/11 neuve installée.
- Résultat attendu : pénétration nette ; bruit régulier, sans toc.
5) Broder puis couper avec les bons outils
- Point de contrôle : ciseaux de broderie / ciseaux courbes prêts sur la table.
- Résultat attendu : points de saut coupés au ras sans entamer le textile.
Checklist de lancement (juste avant d’appuyer sur Start)
- Le stabilisateur couvre entièrement la zone du cadre (pas de “trous”).
- Le textile est bien tendu (test du tambour).
- La hauteur du pied presseur est réglée (si la machine le permet) pour qu’il glisse juste au-dessus du textile.
- La canette est suffisamment remplie pour finir le bloc couleur.
- Le fil supérieur est correctement passé dans les disques de tension (test “fil dentaire”).
- L’espace est dégagé : rien derrière le cadre qui pourrait bloquer le mouvement.
Comprendre le “pourquoi” du gondolage, du glissement et des marques de cadre — pour arrêter de répéter la même erreur
La vidéo dit que les stabilisateurs évitent gondolage et glissement. La raison mécanique plus profonde, c’est le déplacement.
- Chaque point est un objet physique qui prend de la place.
- En ajoutant des milliers de points, on pousse/tire les fibres (compensation push/pull).
- Si la tenue du cadre est faible, le textile cède et bouge.
En production : sur des séries (logos, prénoms d’équipe), la régularité devient de l’argent. Les cadres standards reposent sur un serrage de vis identique à chaque fois — ce qui varie forcément. C’est là que les systèmes type hoopmaster ou les cadres magnétiques réduisent la part de “force humaine” dans l’équation.
Dépannage : les 3 échecs débutant les plus fréquents (symptôme → cause → correction)
La vidéo donne trois axes de dépannage. Les voici structurés du moins coûteux au plus coûteux.
1) Symptôme : “nid d’oiseau” (gros paquet de fil sous le textile)
- Cause probable : tension du fil supérieur à zéro car le fil n’est pas entré dans les disques de tension.
- Prévention : gardez le fil légèrement tendu à deux mains pendant l’enfilage.
2) Symptôme : gondolage autour du motif
- Cause probable (vidéo) : mauvais stabilisateur ou mise en cadre trop lâche.
- Correction (vidéo) : découpable sur maille ; mise en cadre bien tendue.
3) Symptôme : mauvaise qualité de point / points sautés
- Cause probable (vidéo) : aiguille émoussée ou tordue.
- Correction (vidéo) : remplacer l’aiguille.
Une trajectoire d’évolution qui a du sens : quand cadres magnétiques et machines multi-aiguilles font gagner du temps (pas juste de l’argent)
Une fois les bases solides, les upgrades doivent répondre à une douleur réelle, pas au marketing. Voici une feuille de route.
Déclencheur #1 : marques de cadre ou fatigue à la mise en cadre
Si vous luttez contre des marques circulaires (marques de cadre) ou si vos poignets souffrent à force de serrer, envisagez du matériel compatible station de mise en cadre magnétique ou des cadres magnétiques.
Critère de décision :
- Si vous abîmez des vêtements délicats (velours, textiles techniques) à cause des marques, le cadre magnétique peut se rentabiliser en évitant de perdre des pièces.
- Pour les machines domestiques, un cadre de broderie magnétique pour brother (ou l’équivalent pour votre marque) permet souvent d’insérer/retirer plus facilement sans dévisser à chaque fois.
Déclencheur #2 : vous changez constamment de couleurs
Si vous passez du loisir aux commandes, une machine multi-aiguilles change la donne. Les mono-aiguilles sont parfaites pour apprendre, mais SEWTECH Multi-Needle Embroidery Machines visent la productivité.
Critère de décision :
- Si votre motif moyen a 5+ couleurs et que vous sortez 10 t-shirts par jour, vous perdez des heures à ré-enfiler. Une multi-aiguilles automatise ces changements.
Déclencheur #3 : vous gaspillez des supports à cause de la stabilisation
Avant d’acheter plus gros, investissez dans les consommables “invisibles” :
- Meilleurs stabilisateurs : découpable plus ferme.
- Adhésifs : spray temporaire 505 ou ruban double-face spécial broderie.
- Aiguilles : lots d’aiguilles 75/11.
Checklist d’exploitation (à garder à côté de la machine)
- Contrôle stabilisateur : est-il adapté ? (maille = découpable !)
- Contrôle cadre : est-il assez serré/magnétique pour que le textile ne glisse pas ?
- Contrôle aiguille : est-elle piquante ? (écoutez le toc)
- Contrôle fil : le chemin de fil est-il propre et libre ?
- Sécurité : doigts hors zone d’aiguille.
- Démarrage : surveillez les 100 premiers points. Si c’est stable, vous pouvez souffler.
FAQ
- Q: Comment un débutant peut-il définir une vitesse de broderie “sûre” sur une Brother Innov-is ou une Bernina B 590/B 990 pour éviter les erreurs de panique ?
A: Utilisez un point de départ prudent autour de 600 points/minute afin de garder du temps de réaction en cas de casse de fil ou de glissement du textile.- Démarrer : faites le premier test à vitesse réduite avant de viser la vitesse maximale.
- Surveiller : restez près de la machine pendant les 100 premiers points pour valider la stabilité.
- Ajuster : n’augmentez la vitesse que lorsque le motif tourne sans effilochage ni déplacement.
- Critère de réussite : la machine « ronronne » plutôt qu’elle ne « hurle », et la broderie reste propre sans casse soudaine.
- Si ça échoue encore… Ralentissez et recontrôlez d’abord la mise en cadre et le stabilisateur : beaucoup de « problèmes machine » viennent de la base.
- Q: Quelle checklist de préparation un débutant doit-il suivre avant de broder sur une Brother Innov-is ou une Bernina B 590/B 990 pour éviter le gondolage et la remise en cadre ?
A: Faites un contrôle rapide de la couverture du stabilisateur, de l’état du cadre, des outils de coupe et de l’aiguille avant d’appuyer sur Start.- Confirmer : le stabilisateur couvre entièrement la zone du cadre, sans zone à nu.
- Inspecter : passez le doigt sur les bords des anneaux intérieur/extérieur pour repérer encoches/bavures qui accrochent.
- Préparer : posez ciseaux de broderie/ciseaux courbes sur la table avant de lancer.
- Critère de réussite : le textile est plat dans le cadre et ne fait pas de vagues quand on tire légèrement.
- Si ça échoue encore… Revenez à un textile plus simple (coton/lin) pour réduire les variables pendant le diagnostic.
- Q: Comment confirmer la bonne tension de mise en cadre sur un cadre Bernina pour stopper le gondolage et les marques de cadre ?
A: Mettez le textile en cadre tendu comme une peau de tambour lisse — jamais étiré comme un trampoline.- Mettre en cadre : lissez le textile, puis verrouillez sans déformer le droit-fil.
- Tapoter : tapotez légèrement pour évaluer la tension.
- Inspecter : vérifiez que les lignes de trame/droit-fil restent droites (pas courbées).
- Critère de réussite : le tapotement fait un « toc » sourd, la surface est plane, et les lignes restent droites.
- Si ça échoue encore… Revalidez le stabilisateur (maille = découpable) et envisagez un cadre magnétique si les marques/prises irrégulières reviennent souvent.
- Q: Comment éviter un “nid d’oiseau” de fil sous le textile sur une Brother Innov-is ou une Bernina B 590/B 990 pendant la broderie ?
A: Ré-enfilez le fil supérieur avec le pied presseur relevé pour que le fil se place correctement dans les disques de tension.- Stop : arrêtez la machine dès que le nid commence pour éviter d’empirer le bourrage.
- Ré-enfiler : relevez le pied presseur, puis refaites tout le chemin de fil supérieur.
- Tenir : gardez le fil légèrement tendu à deux mains pour éviter qu’il sorte du chemin.
- Critère de réussite : l’envers ne forme plus de gros paquet, et les points se verrouillent proprement.
- Si ça échoue encore… Recontrôlez le chemin de fil et surveillez à nouveau les 100 premiers points avant de vous éloigner.
- Q: Quel stabilisateur un débutant doit-il utiliser pour éviter le gondolage sur t-shirts en maille versus coton tissé, avec une Brother Innov-is ou une Bernina B 590/B 990 ?
A: Utilisez un stabilisateur découpable pour les mailles et un stabilisateur déchirable comme point de départ sur les tissés stables.- Décider : découpable pour t-shirts/sweats/mailles qui s’étirent.
- Choisir : déchirable pour tissés stables comme coton, denim, toile, serviettes (selon le projet).
- Ajouter : topping hydrosoluble sur serviettes/polaire/velours (textiles à poil) + stabilisateur dessous.
- Critère de réussite : le textile ne “dribble” pas sous l’aiguille, et le motif fini reste plat.
- Si ça échoue encore… Testez le même motif sur coton/lin, puis revenez aux mailles avec plus de support et une mise en cadre plus soignée.
- Q: Quelle taille d’aiguille un débutant doit-il utiliser sur une Brother Innov-is ou une Bernina B 590/B 990 pour corriger vite les points sautés et la “mauvaise qualité de point” ?
A: Installez une aiguille de broderie 75/11 neuve : c’est le choix standard pour la plupart des broderies.- Remplacer : changez l’aiguille si elle est émoussée, tordue, ou si son “temps de service” est inconnu.
- Adapter : 90/14 pour denim/toile épaisse, et bout rond pour les mailles.
- Écouter : surveillez le bruit de la machine pendant la broderie.
- Critère de réussite : bruit régulier et discret, et disparition des points sautés.
- Si ça échoue encore… Vérifiez un dépôt d’adhésif sur l’aiguille si un spray a été utilisé, et nettoyez à l’alcool.
- Q: Quelles règles de sécurité les débutants doivent-ils suivre pour couper les points de saut près de la zone d’aiguille et pour utiliser des cadres de broderie magnétiques ?
A: Gardez les mains hors de la zone d’aiguille, orientez les pointes des ciseaux courbes vers le haut et à l’opposé du vêtement, et considérez les cadres magnétiques comme un risque de pincement.- Couper : tenez les ciseaux courbes avec les pointes vers le haut et à l’opposé pour éviter de faire un trou.
- Contrôler : dégagez l’espace pour que rien n’accroche derrière le cadre pendant les déplacements.
- Éviter : gardez les doigts hors de la zone de “claquement” magnétique.
- Critère de réussite : points de saut coupés proprement sans entamer le textile, et mains jamais dans la zone d’aiguille en mouvement.
- Si ça échoue encore… Mettez la machine en pause avant de couper et repositionnez l’article pour un accès plus sûr ; évitez le “juste un petit coup de ciseaux” dans la précipitation.
