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Les patchs sont souvent la « porte d’entrée » d’un atelier de broderie. On commence par un seul patch pour dépanner un ami… et on se retrouve ensuite avec un bon de commande de 500 écussons au logo d’une entreprise. Pour quelqu’un qui débute, ça paraît simple : petite surface, peu de couleurs. Mais gardez cette vérité en tête : un patch, c’est un événement “haute contrainte”. On force des milliers de points dans un espace réduit, souvent sur un support instable (film plastique) ou une feutrine.
Quand un patch sort du cadre et se recourbe comme une chips, beaucoup se disent : « Je suis nul(le). » Stop. Ce n’est pas un échec : c’est de la physique. C’est la tension du fil qui “se bat” contre la mémoire du support.
Dans ce guide très concret (niveau atelier), on décortique les 4 méthodes standards montrées sur une Tajima : feutrine, patchs vierges, tackle twill, et patch « all-thread ». On va au-delà du simple “pas à pas” : vous aurez des repères sensoriels (ce que ça doit “sentir” sous les doigts), des plages de valeurs issues de la vidéo (chiffres à retenir), et la logique de production qui transforme une technique en process reproductible.

La vérité qui rassure sur les patchs Tajima (oui, ça peut gondoler)
Allons droit au but : l’effet « chips ».
Si votre patch sort du cadre et se met à gondoler, ne paniquez pas. C’est une réaction prévisible liée à la densité de points. Une bordure satin très dense agit comme une ceinture serrée : elle tire naturellement la matière vers l’intérieur.
La physique du gondolage : Le fil de broderie a une élasticité. Pendant la couture, il est étiré. Une fois la broderie terminée et libérée, il cherche à revenir.
- Indice visuel : les bords se relèvent, le patch prend une forme de “bol”.
- Indice tactile : le patch paraît rigide, “nerveux” (sous tension), plutôt que souple.
Dans la vidéo, l’animatrice prend un fer très vite. Ce n’est pas juste pour “faire joli” : c’est une mise en forme par la chaleur. En appliquant de la chaleur (env. 260°F à 300°F), on aide les fils (et le support) à se stabiliser. Considérez le pressage comme une étape de fabrication, pas comme une finition cosmétique.
Avertissement : sécurité mécanique
Les ciseaux et le découd-vite sont souvent les outils les plus dangereux sur la table. Quand vous coupez/retirez des fils :
1. Ne coupez jamais “à l’aveugle” derrière le cadre.
2. Gardez les doigts parallèles à la trajectoire de coupe, jamais devant.
3. Zone sûre : pour utiliser un découd-vite au dos, posez le cadre à plat sur une table (pas sur les genoux) afin d’éviter le dérapage.
La préparation “invisible” que les pros font avant toute mise en cadre (stabilisateurs, film, colle, chaleur)
Le succès se joue avant même d’appuyer sur Start. Les débutants se précipitent sur la mise en cadre ; les pros, eux, vérifient la “pile” (le stack).
Checklist des consommables et outils clés : Au-delà du fil et du support, la vidéo met en avant ces éléments :
- Stabilisateur 1 : RipStitch #20 Crisp Heavy Tear Away (2.0 oz). Base structurelle.
- Film 2 : Madeira Super Film (100 micron). Film activable à la chaleur (aussi appelé “trick film” dans la vidéo). Utile pour les patchs “flottants”.
- Adhésif : Odif 505. Colle temporaire : on cherche un effet poissant (tacky), pas une couche “gommeuse”.
- Finition dos : Thermoseal (scellant/étanchéité) et Fuse-n-Bond (film thermocollant double face).
La physique de la mise en cadre : Les patchs amplifient le moindre défaut de tension. Si le film est trop lâche, l’aiguille le pousse avant de le percer (flagging), ce qui favorise les nids d’oiseaux.
- Standard tactile : en tapotant le film mis en cadre, il doit sonner comme une peau de tambour (un toc sec et “haut”), pas un bruit sourd.
- Problème de glissement : les cadres à vis peuvent glisser sur les films lisses. C’est là que beaucoup d’ateliers, en travaillant la mise en cadre pour machine à broder, passent à des solutions magnétiques. Un cadre magnétique serre à 360° et immobilise le film sans déformation liée au serrage.
Checklist de préparation (avant de toucher le cadre)
- Contrôle aiguille : si l’aiguille accroche (bavure), remplacez-la : une aiguille abîmée déchire le film.
- Choix du stabilisateur : validez la base (feutrine = tear-away ; patchs vierges/twill/all-thread = Super Film).
- Canette : assurez-vous d’avoir une canette blanche suffisamment pleine (tomber en panne en cours de patch = reprise difficile).
- Plan de finition : décidez maintenant : couture (Thermoseal) ou thermocollage (Fuse-n-Bond).
- Test ciseaux : si ça “mâche” au lieu de couper net, affûtez ou changez.

Méthode 1 : patch feutrine + stabilisateur tear-away — le gain rapide pour un bord propre
La feutrine est la méthode la plus tolérante : stable, facile, et surtout elle ne s’effiloche pas. Vous pouvez donc couper le bord sans devoir “sceller” la tranche.
Avantage en atelier : sur une matière épaisse comme la feutrine, un cadre magnétique est pratique : on évite de desserrer exagérément une vis (et on limite les marques de cadre). Dans la vidéo, le cadre magnétique vert se ferme proprement sur l’épaisseur.
Ce que fait la vidéo (étapes de base)
- Empilage : RipStitch tear-away (dessous) + feutrine (dessus).
- Mise en cadre : serrer l’ensemble dans le cadre magnétique. Contrôle : la feutrine ne doit pas pouvoir glisser.
- Broder : lancer le motif.
- Découpe : couper la feutrine autour du bord satin.

Le “pourquoi” qui évite les bords irréguliers
Phénomène de déformation : Si la feutrine n’est pas assez tendue, la compensation de traction/poussée de la machine peut ovaliser un cercle. La bordure satin devient un tir à la corde.
La zone de coupe : La vidéo recommande de couper près du satin, sans toucher les points. En pratique :
- Objectif : couper à environ 1/8" à 1/4" du bord satin (comme montré).
- Trop près : risque de couper des fils.
- Trop loin : aspect “bricolé”.

Checklist d’exécution (patch feutrine)
- Découpe : approchez-vous du satin, mais sans “mordre” dans les points (c’est exactement l’avertissement de la vidéo).
- Pressage : pressez plutôt par l’envers, avec une pattemouille (tissu coton) comme dans la vidéo, pour ne pas écraser la texture.
Méthode 2 : patch vierge + Madeira Super Film — l’approche “appliqué” pour un placement net
Avec les patchs vierges préfabriqués, le point critique est presque toujours le même : le centrage.
Ici, on travaille en “flottant” : on met en cadre uniquement le film, puis on colle temporairement le patch vierge au-dessus. C’est plus simple à positionner et on évite de forcer une épaisseur rigide dans le cadre.
Pourquoi un cadre rond ? Dans la vidéo, un cadre magnétique rond est utilisé. Pour celles et ceux qui cherchent des cadres de broderie magnétiques pour machines à broder tajima, la forme ronde aide à répartir la tension de manière régulière. L’objectif : éviter les zones molles où le film peut s’affaisser.
Ce que fait la vidéo (étapes de base)
- Mise en cadre : deux couches de Super Film.
- Couture de placement : broder un cercle de placement sur le film.
- Adhésion : pulvériser Odif 505 au dos du patch vierge (fait hors caméra dans la vidéo).
- Alignement : placer le patch dans le cercle. Contrôle visuel : on doit voir le point de placement dépasser de façon régulière tout autour.
- Maintien : broder une couture de bâti (basting) pour plaquer le patch.

Retirer le bâti (méthode propre)
Ne tirez pas le fil de bâti par le dessus comme une languette.
- Technique vue dans la vidéo : retourner le patch et couper le fil de canette au découd-vite toutes les 4 à 6 mailles.
- Résultat : le fil supérieur s’enlève beaucoup plus facilement, sans déformer le patch.

Retirer le Super Film sans déformer le satin
Le moment critique, c’est l’arrachage.
- Risque : tirer trop fort = ondulations sur la bordure satin.
- Méthode vidéo : retirer une couche à la fois pour réduire la contrainte sur les points.
- Astuce issue de la vidéo : si des restes de film sont coincés au centre, le Super Film étant “melt away”, on peut utiliser chaleur/pressage pour aider à les faire disparaître.
Checklist de réglage (patch vierge sur film)
- Deux couches : recommandées dans la vidéo pour la stabilité.
- Contrôle placement : avant de lancer la broderie principale, vérifiez que le cercle de placement est visible de façon égale tout autour.
Avertissement : sécurité chimique
La colle en spray est une brume collante. Dans la vidéo, la pulvérisation est faite hors caméra : faites pareil.
* Ne pulvérisez pas près de la machine.
* Nettoyez les zones de contact du cadre magnétique si la colle s’accumule, sinon la force de serrage diminue.
Méthode 3 : patch en tackle twill avec gabarit cousu — obtenir des cercles réguliers sans “au jugé”
Le tackle twill est un standard “sport/jersey” : rendu brillant et bonne tenue. Mais découper des cercles parfaitement réguliers à main levée est délicat.
Le “hack gabarit” montré :
- Mettre en cadre un tear-away.
- Broder le cercle de placement.
- Sortir du cadre et découper sur la ligne pour créer un gabarit.
- Tracer sur l’envers du twill, puis découper.
Ce que fait la vidéo (étapes de base)
- Tracer & découper : obtenir un rond de twill via le gabarit.
- Mise en cadre : repasser sur Super Film.
- Flottant : spray 505 au dos du twill, puis collage sur le film.
- Séquence appliqué : point de placement → arrêt → pose twill → point de fixation → motif → bordure satin finale.



Le “pourquoi” : la bordure satin en dernier, c’est non négociable
Danger de perforation : La bordure satin fait énormément de perforations. Si vous la brodez trop tôt, vous “découpez” le film avant que l’intérieur ne soit stabilisé.
- Règle d’or (confirmée dans la vidéo) : la bordure satin est la dernière.
- Point matériel : sur film + twill (rigide et glissant), un cadre de broderie magnétique aide à maintenir l’ensemble sans glissement pendant les points de fixation.
Méthode 4 : patch « all-thread » sur Super Film — choix de numérisation pour éviter la pré-perforation
C’est la version “haut de gamme” : 100 % fil, sans base textile. Le rendu est premium, mais techniquement plus exigeant car tout tient sur un film.
Ce que la vidéo explique sur la numérisation : On “construit” un faux tissu en fil.
- 3 couches de sous-couches (underlay), chacune à un angle différent.
- Les éléments doivent se chevaucher (overlap/underlap) pour éviter que l’aiguille repique exactement au même endroit (sinon le film se pré-perfore).


Astuce issue des questions : « Comment éviter les perforations qui se superposent sur la bordure satin ? »
Un point clé ressort : la bordure satin (faux merrow) doit être le dernier élément brodé. La réponse de l’éditeur de la vidéo est claire : comme c’est la dernière étape, on ne s’inquiète plus de perforer la base à ce moment-là.
Le “pourquoi” : ce qui se passe réellement quand le film se pré-perfore
La pré-perforation fait perdre la tension du film : il se met à bouger avec l’aiguille, ce qui favorise les défauts et les nids d’oiseaux. En variant les angles des couches et en construisant une structure en fil, on maintient l’ensemble jusqu’à la bordure finale.
Corriger l’effet « chips » : le pressage fait partie du process
Revenons au gondolage. À la sortie, un patch peut paraître “stressé”.
Process de récupération (tel que montré) :
- Chaleur : utiliser un fer/une presse (la vidéo cite une plage 260°F à 300°F selon les films).
- Barrière : utiliser une pattemouille (tissu) ou une feuille de protection (silicone/pressing sheet) pour éviter le collage et protéger le fil.
- Pressage : maintenir environ 10–15 secondes.
Finition du dos : Thermoseal vs Fuse-n-Bond (et pourquoi le patch devient plus plat)
Un dos brut est fragile et peu propre. La finition sert à sécuriser les fils de canette et à améliorer la tenue.
Option A : Thermoseal (scellant / couture ultérieure)
- Fonction : scelle le dos et peut servir d’étanchéité (utile aussi sur des vêtements pluie/coupe-vent, comme expliqué dans la vidéo).
- Particularité : pas de papier support → il faut une feuille de protection.
Option B : Fuse-n-Bond (thermocollant double face)
- Fonction : permet de coller le patch sur un autre support après pelage du papier.



Application Thermoseal (étapes de base)
- Découpe : tracer au dos du patch et couper légèrement plus petit pour ne pas dépasser sur le satin (c’est ce que fait l’animatrice).
- Orientation : côté adhésif contre le patch ; utiliser une feuille silicone/papier de protection.
- Chaleur : 260°F environ, 15 secondes (valeurs montrées).
Application Fuse-n-Bond (étapes de base)
- Orientation : côté film contre le dos du patch, papier vers vous.
- Chaleur : même ordre de grandeur (260°F, 10–15 secondes dans la vidéo).
- Pelage : retirer le papier une fois que c’est manipulable ; on obtient une surface adhésive.
Avertissement : sécurité aimants & santé
Les cadres de broderie magnétiques utilisent des aimants puissants.
1. Risque de pincement : fermeture très rapide, gardez les doigts hors de la zone de contact.
2. Dispositifs médicaux : garder les cadres magnétiques à au moins 6 inches des pacemakers/ICD.
3. Électronique : éviter de poser téléphones/cartes directement sur les barres aimantées.
Arbre de décision simple : quelle méthode de patch et quelle finition choisir ?
Étape 1 : rendu recherché
- Mat, doux, simple → Méthode 1 (feutrine).
- Brillant, “sport” → Méthode 3 (tackle twill).
- 100 % fil, premium → Méthode 4 (all-thread).
Étape 2 : pose finale
- Vous allez coudre le patch → Thermoseal (dos scellé).
- Vous voulez thermocoller → Fuse-n-Bond.
Dépannage : symptôme → cause probable → correctif
| Symptôme | Cause probable | Correctif rapide | Correctif de fond |
|---|---|---|---|
| Patch “chips” (gondolé) | Densité/tension qui tire le support. | Pressage (fer/presse) pour détendre les fils. | Ajuster la numérisation (densité) si nécessaire. |
| Film qui se déchire / se libère | Film insuffisant ou perforation trop tôt. | Refaire une mise en cadre propre. | Utiliser 2 couches de Super Film et garder la bordure satin pour la fin. |
| Colle sur l’aiguille | Trop de spray / trop près. | Nettoyer et réduire la quantité. | Pulvériser hors machine, laisser évaporer avant pose. |
Montée en gamme : quand les outils de production deviennent rentables
Si, en lisant, vous vous dites « il y a beaucoup d’étapes », c’est normal : la broderie est un métier de process. Quand on passe du loisir à la production, l’objectif devient : répéter vite, proprement, sans reprise.
Niveau 1 : stabilité Si vous luttez contre le glissement sur film ou les marques de cadre, les cadres de broderie magnétiques deviennent un outil de contrôle qualité.
Niveau 2 : cadence Pour enchaîner les séries, une station de cadrage pour machine à broder permet de préparer le cadre suivant pendant que la machine tourne. Pour Tajima, associer des cadres de broderie magnétiques pour tajima à une station de cadrage hoop master structure un flux de production.
Niveau 3 : capacité Et si vous travaillez sur une machine mono-aiguille, gardez en tête la remarque d’un spectateur : tout le monde n’a pas une multi-aiguilles. Les méthodes restent applicables, mais le temps explose à cause des changements de couleur. À volume égal, une machine à broder multi-aiguilles réduit fortement les manipulations.
Checklist finale (avant de déclarer un patch “terminé”)
- Découpe : bord net, pas de matière qui dépasse.
- Bâti : fils de bâti retirés proprement.
- Résidus : film retiré (au besoin, pince à épiler pour les petits morceaux).
- Planéité : le patch repose à plat après pressage.
- Dos : Thermoseal/Fuse-n-Bond bien appliqué, sans débord sur la bordure satin.
- Refroidissement : laisser à plat avant stockage/manipulation.
FAQ
- Q : Sur une machine à broder Tajima, pourquoi un patch fini se recourbe-t-il en forme de « chips » après la sortie du cadre ?
A : C’est fréquent : une densité élevée (surtout la bordure satin) tire le patch vers l’intérieur. Le correctif normal, montré dans la vidéo, est le pressage.- Presser : utiliser un fer/une presse dans une plage d’environ 260°F à 300°F et intercaler une barrière (tissu/feuille de protection).
- Maintenir : presser environ 10–15 secondes.
- Éviter : ne pas poser le fer directement sur le fil pour limiter brillance/risque de fonte.
- Critère de réussite : le patch refroidi repose plus à plat sur la table, avec moins de bords relevés.
- Si ça persiste : revoir la densité/la structure de la broderie (numérisation) et la stabilité du support.
- Q : Pour des patchs sur film (Super Film), quel est le bon standard de mise en cadre « peau de tambour » pour éviter le flagging et les nids d’oiseaux ?
A : Le film doit être mis en cadre très tendu : un film mou se fait pousser par l’aiguille et perd sa stabilité.- Mise en cadre : serrer sans zones molles ni affaissement (la vidéo recommande deux couches de Super Film).
- Test : tapoter le film avant couture.
- Action : refaire la mise en cadre si le film bouge ou s’enfonce facilement.
- Critère de réussite : le son est sec et “haut”, comme une peau de tambour.
- Si ça persiste : vérifier l’état de l’aiguille et le cheminement du fil avant de toucher aux tensions.
- Q : Sur Tajima, pourquoi le Super Film peut-il « lâcher » ou se déchirer en cours de broderie lors d’un patch flottant ?
A : Les causes les plus courantes sont un manque de stabilité (film insuffisant) et/ou une perforation trop tôt.Recommandationutiliser deux couches de Super Film (conseil explicite dans la vidéo).- Surveiller : si le film commence à se perforer avant la fin, arrêter et corriger avant de continuer.
- Critère de réussite : le film reste stable jusqu’à la bordure satin.
- Si ça persiste : revoir la séquence (bordure satin en dernier) et la structure de points.
- Q : Quand et comment retirer proprement les points de bâti sur un patch (sans déformer la broderie) ?
A : Comme montré, on travaille par l’envers : on coupe le fil de canette au découd-vite toutes les 4 à 6 mailles, puis on enlève le fil supérieur.- Retourner : travailler côté canette.
- Couper : toutes les 4–6 mailles.
- Retirer : le fil supérieur se décolle plus facilement.
- Critère de réussite : pas de traction sur la bordure satin, pas de déformation du patch.
- Q : Avec l’Odif 505 pour patchs flottants, comment éviter les dépôts de colle sur l’aiguille et le cadre ?
A : La vidéo montre une pulvérisation faite hors caméra : c’est une bonne pratique. Le plus important est de ne pas pulvériser près de la machine et de ne pas surcharger.- Pulvériser : hors zone machine.
- Nettoyer : retirer les accumulations sur les surfaces de contact du cadre magnétique.
- Critère de réussite : couture fluide, sans résidu collant.
- Q : Quelles règles de sécurité réduisent les blessures lors de la découpe des bords et de l’usage du découd-vite ?
A : Ne pas couper à l’aveugle et stabiliser le cadre à plat.- Position : doigts parallèles à la coupe.
- Stabiliser : cadre posé sur une table pour le découd-vite.
- Critère de réussite : découpe maîtrisée, sans glissement de l’outil.
- Q : Quelles précautions prendre avec des cadres magnétiques puissants sur Tajima ?
A : Risque de pincement et précautions autour des dispositifs sensibles.- Protéger : doigts hors zone de fermeture.
- Écarter : au moins 6 inches des pacemakers/ICD.
- Stocker : éviter le contact direct avec téléphones/cartes.
- Critère de réussite : fermeture sans pincement et serrage stable.
- Q : En production de patchs, quand passer d’un cadre à vis à un cadre magnétique, et quand envisager une machine multi-aiguilles ?
A : Si le support glisse, si les marques de cadre augmentent les rebuts, ou si l’alignement prend trop de temps, le cadre magnétique est un bon levier. Si le temps est dominé par les changements de couleur (cas fréquent en mono-aiguille), la multi-aiguilles devient un gain de cadence.- Niveau 1 : stabiliser la mise en cadre et garder la bordure satin en dernier.
- Niveau 2 : passer au magnétique si le film/twill glisse ou si la feutrine épaisse est pénible à serrer.
- Niveau 3 : envisager la multi-aiguilles si les changements de fil ralentissent fortement les séries.
- Critère de réussite : patchs réguliers, bords propres, répétabilité sans re-centrage constant.
- Si ça persiste : structurer le flux avec une station de cadrage pour préparer pendant que la machine tourne.
