Lettrage Hatch qui se brode vraiment proprement : blocs de texte, modèles et l’astuce « Reverse Direction » pour un meilleur repérage

· EmbroideryHoop
Ce guide pratique montre comment utiliser l’outil Lettering de Hatch Embroidery comme le font les ateliers orientés production : ouvrir rapidement plusieurs fichiers modèles, vérifier dans le Sequence Docker si votre texte est encore éditable, remplacer un prénom sans casser la mise en page, réduire les décalages en alternant le sens de broderie, et ajouter un rendu plus haut de gamme avec Elastic Fill et des mises en forme en arc — avec, en bonus, la solution au grand classique « pourquoi je ne vois pas Lettering ? » sur la version d’essai/niveau Organizer.
Déclaration de droits d’auteur

À des fins éducatives uniquement. Cette page est une note d’étude / de commentaire sur l’œuvre de l’auteur·rice original·e. Tous les droits restent au créateur original ; toute remise en ligne ou redistribution est interdite.

Merci de regarder la vidéo originale sur la chaîne de l’auteur·rice et de vous abonner pour soutenir les prochains tutoriels — un clic aide à financer des démonstrations étape par étape plus claires, de meilleurs angles de caméra et des tests en conditions réelles. Appuyez ci-dessous sur « S’abonner » pour les soutenir.

Si vous êtes l’auteur·rice et souhaitez une modification, l’ajout de sources ou la suppression d’une partie de ce résumé, contactez-nous via le formulaire de contact du site. Nous répondrons rapidement.

Sommaire

Si vous avez déjà saisi un lettrage magnifique dans le logiciel, ressenti une petite fierté… puis vu la broderie sortir avec de micro-décalages, des fronces, ou une mise en page qui ne « rentre » plus dès qu’on change le prénom, vous n’êtes pas seul. Vous venez simplement de rencontrer le « Reality Gap ».

Le lettrage, c’est l’endroit où la numérisation rencontre la physique. Dans le logiciel, la grille est parfaite. En réalité, le cadre a une masse, le pantographe a de l’inertie, et le tissu est une matière vivante, extensible, qui déteste rester en place. Chaque déplacement inutile à travers le cadre est une occasion de dérive du repérage — quand le contour se pose à 1 mm du remplissage, créant le fameux « liseré blanc » (le white gap) qui ruine un lettrage.

Dans ce guide, je reprends exactement le workflow Hatch montré dans la vidéo — mais en allant plus loin. J’ajoute des contrôles “atelier” (ce qu’on vérifie avant de lancer une série) et des points de méthode qui relient le clic de souris au résultat en broderie.

The main Hatch Embroidery 'Manage Designs' interface showing a grid of various colorful embroidery project thumbnails.
Introduction to the software library interface.

D’abord, on se calme : trouver l’outil Lettering Hatch (et le piège du niveau d’essai)

Un moment de panique très courant chez les nouveaux utilisateurs : vous installez Hatch, vous l’ouvrez, prêt à créer… et l’option Lettering a disparu. On a l’impression d’avoir « cassé » le logiciel avant même de commencer.

Diagnostic (confirmé par le support Hatch) : les options de lettrage sont disponibles à tous les niveaux sauf Organizer.

Avec une version d’essai, il y a un point de friction : à chaque lancement, Hatch vous laisse choisir le « Level » (niveau) à tester pour la session. Si vous sélectionnez Organizer, les outils de lettrage n’apparaissent pas.

Correctif : fermez Hatch et relancez-le. Quand la fenêtre de sélection du niveau s’affiche, choisissez Composer, Digitizer ou Personalizer (pas Organizer).

Si, même après avoir choisi le bon niveau, vous ne trouvez toujours pas Lettering : inutile de perdre des heures à réinstaller. L’étape la plus sûre est d’ouvrir un ticket via le portail d’aide Hatch. Dans la grande majorité des cas, c’est simplement une erreur de « mauvaise porte » au démarrage.

À retenir : avant de conclure qu’une fonction est “cassée”, vérifiez le niveau de licence — l’équivalent, en broderie, de vérifier si la machine est bien branchée.

La préparation “invisible” des pros dans Hatch : se mettre en condition avant de toucher à une police

La vidéo démarre dans Manage Designs, et ce n’est pas un hasard. Les digitizers et ateliers efficaces ne réinventent pas la roue : ils réutilisent des mises en page qui ont déjà passé le « test de la réalité ».

Vous verrez des exemples allant d’une étiquette simple à une composition très typographique. Mais avant d’ouvrir un design, trois décisions évitent de vous enfermer.

Voici la préparation qui vous évite les impasses :

  1. Définir la durée de vie du fichier : est-ce un cadeau unique ou un modèle réutilisable ?
    • Cadeau unique : vous pouvez privilégier l’esthétique et des modifications manuelles.
    • Modèle (maillots d’équipe, commandes répétées) : vous devez privilégier l’éditabilité.
  2. Définir les zones “vivantes” : ce qui doit rester modifiable (prénoms, dates) vs ce qui peut devenir du “graphisme” (formes issues d’un texte éclaté).
  3. Anticiper la dérive : les longues lignes et les remplissages denses amplifient la déformation du tissu. Si vous brodez sur un support extensible ou à bouclettes (type éponge), la stratégie de stabilisation se décide maintenant, pas après.

Checklist de préparation (pré-vol) :

  • Contrôle de niveau : vérifier que Hatch est lancé dans un niveau incluant Lettering (pas Organizer).
  • Objectif : choisir « Modèle éditable » (rapidité) ou « Personnalisation artistique » (contrôle).
  • Stabilité : si le tissu final est extensible, prévoir un stabilisateur cut-away. Pour un lettrage dense, le tear-away est rarement suffisant.
  • Logique de déplacements : si le lettrage est large, prévoir d’optimiser le sens de broderie (voir plus bas) pour limiter les mouvements du cadre.

Ouvrir plusieurs fichiers Hatch rapidement : “Manage Designs” + “Open Selected” pour apprendre par comparaison

Dans la vidéo, Lindy utilise Manage Designs pour sélectionner plusieurs vignettes, puis clique sur Open Selected afin de les ouvrir en onglets séparés.

Pourquoi c’est utile en production (et pas seulement “pour regarder”) :

  • Vous comparez rapidement des mises en page qui fonctionnent déjà (espacements, densité, styles de lettrage).
  • Vous repérez quelles parties sont encore éditables (blocs de texte) et lesquelles ont été transformées en objets “fixes”.
  • Vous gagnez du temps : pas besoin d’ouvrir/fermer un fichier à la fois.

Contrôle de réussite : vous voyez plusieurs onglets en haut de l’espace de travail, un par design.

Sequence Docker : distinguer un vrai bloc de texte (éditable) d’une “fausse lettre” (objet éclaté)

C’est l’étape qui évite 80 % des frustrations : dans Sequence Docker (raccourci montré : Shift+L), Hatch affiche la liste des objets.

Ce que vous cherchez :

  • Un Text Block (bloc de texte) est marqué par une icône « A ». Tant que vous avez cette icône, le texte reste modifiable via l’outil Lettering.
  • Une forme qui ressemble à une lettre peut en réalité être un objet de points (texte éclaté / Break Apart). Dans ce cas, vous ne pouvez plus “retaper” une lettre : il faut soit remplacer l’objet, soit recréer le texte.

Point atelier : avant de promettre à un client « on pourra modifier le prénom à la dernière minute », vérifiez que le prénom est bien un bloc de texte (icône A). Sinon, vous vous exposez à devoir refaire la mise en page.

Personnaliser un modèle sans casser la mise en page : retaper le texte dans Object Properties

Sur le modèle de bandana, la démonstration est simple et très “production” : vous sélectionnez le texte existant (ex. « Riley »), puis dans Object Properties (panneau à droite), vous retapez le nouveau nom (ex. « Woofy »). Hatch remplace le contenu tout en conservant le style.

Bon réflexe : faites ce remplacement depuis le champ de texte (Object Properties) plutôt que de supprimer/recréer, surtout si le modèle est déjà calé.

Contrôle de réussite : le nom se met à jour immédiatement dans l’aperçu, sans décaler le reste du design.

Astuce pro : améliorer le repérage en alternant le sens de broderie (bidirectionnel)

Sur le design de citation, la vidéo montre une option simple mais très efficace : faire broder une ligne de gauche à droite, puis la suivante de droite à gauche (option de Stitch Direction / « Reverse »).

Pourquoi ça aide :

  • Cela réduit la distance que le cadre/pantographe doit parcourir entre deux lignes.
  • Moins de déplacement = moins d’inertie = moins de risque de dérive du repérage.

Indicateur visuel dans Hatch : une flèche rouge sur les lettres montre la direction de broderie.

Contrôle de réussite : sur une composition multi-lignes, vous observez des directions alternées, et le parcours global paraît plus “court” entre les lignes.

Modèles complexes (type faire-part) : changer un prénom et laisser Hatch recalculer l’encombrement

Sur le modèle de faire-part, Lindy remplace « SAMUEL » par « REBEKAH » via le champ de texte. Hatch ajuste automatiquement les nouvelles lettres pour tenir dans la contrainte de mise en page existante.

À retenir : c’est précisément l’intérêt d’un modèle : vous avez déjà investi du temps dans l’organisation, et vous ne refaites pas tout à chaque nouveau prénom.

Finition avancée : Elastic Fill et effets de mise en forme (Layouts) pour un lettrage plus “haut de gamme”

Deux fonctions mises en avant :

  • Elastic Fill : un remplissage texturé appliqué au lettrage (montré sur « Samuel »). La vidéo précise que c’est une option du niveau Digitizer ; selon votre niveau Hatch, vous n’aurez pas forcément toutes les options.
  • Layouts : pour courber un bloc de texte. Exemple : l’effet Arc Top and Bottom qui arque la ligne du haut vers le haut, celle du bas vers le bas, et garde la ligne centrale droite.

Détail utile : même si vous tapez trois lignes dans un seul bloc de texte, l’application de l’effet peut ensuite les scinder en composants déplaçables (visible dans Sequence Docker).

FAQ

  • Q: Pourquoi l’outil Lettering de Hatch 3 est-il absent après l’installation de la version d’essai ?
    A: L’outil Lettering disparaît lorsque Hatch est lancé au niveau Organizer ; redémarrez Hatch et choisissez un niveau qui inclut Lettering.
    • Fermez Hatch complètement puis relancez-le.
    • À l’invite de sélection du niveau, choisissez Composer, Digitizer ou Personalizer (pas Organizer).
    • Vérifiez que les outils Lettering apparaissent avant de démarrer un nouveau design.
    • Contrôle de réussite : l’espace de travail affiche les options Lettering et vous pouvez placer un texte éditable sur la zone de travail.
    • Si ça échoue encore : ouvrez un ticket via le portail d’aide Hatch plutôt que de réinstaller en boucle.
  • Q: En lettrage Hatch, comment choisir entre un modèle éditable et une création artistique unique avant de sélectionner une police ?
    A: Décidez d’abord si le travail doit rester modifiable (commandes répétées) ou peut être “figé” (cadeau unique), car ce choix détermine la réutilisabilité du texte.
    • Identifiez le type de commande : cadeau unique vs modèle réutilisable (prénoms d’équipe, commandes récurrentes).
    • Listez ce qui doit rester éditable (noms/dates) vs ce qui peut devenir du “graphisme” fixe.
    • Construisez la mise en page en pensant aux futures modifications si le texte change souvent.
    • Contrôle de réussite : changer le prénom plus tard ne casse pas l’espacement et n’impose pas de refaire tout le design.
    • Si ça échoue : recréez le lettrage en véritable modèle et évitez les opérations qui transforment le texte en formes non éditables.
  • Q: Comment préparer un lettrage Hatch pour réduire les décalages, fronces et le “liseré blanc” entre contour et remplissage à la broderie ?
    A: Réduisez les déplacements inutiles et anticipez la déformation du tissu, car les lignes longues et les remplissages denses augmentent le risque de dérive du repérage.
    • Partez de mises en page éprouvées via Manage Designs plutôt que de reconstruire à zéro à chaque fois.
    • Anticipez la dérive : considérez les longues lignes et les remplissages denses comme plus à risque.
    • Optimisez le design pour limiter les déplacements à travers le cadre quand c’est possible.
    • Contrôle de réussite : les contours se posent proprement sur les remplissages, sans liseré blanc visible après broderie.
    • Si ça échoue : traitez ensuite le problème comme un point de réglage “physique” — revoyez stabilisation et mise en cadre selon le tissu réel.
  • Q: Quel stabilisateur est un point de départ sûr pour du lettrage en broderie machine sur des mailles extensibles ou des tissus à bouclettes type éponge ?
    A: Un stabilisateur cut-away est un point de départ plus sûr sur supports extensibles et pour du lettrage dense ; le tear-away est souvent insuffisant.
    • Choisissez un cut-away quand le tissu est extensible (mailles) ou quand le lettrage est dense.
    • Prévoyez la stabilisation avant d’aller trop loin en numérisation, pour que le design corresponde au comportement réel du tissu.
    • Évitez de compter uniquement sur un tear-away quand le risque de déformation est élevé.
    • Contrôle de réussite : le tissu reste plat après broderie et la ligne de base du texte ne gondole pas.
    • Si ça échoue : réévaluez la fermeté de la mise en cadre et réduisez les contraintes (lignes plus courtes ou densité moindre, approche générale).
  • Q: Quelle checklist “pré-vol” est utile avant de broder un lettrage Hatch pour éviter de perdre du temps et de rater des sorties ?
    A: Faites un contrôle rapide : niveau de licence, objectif du projet, stabilité du tissu et logique de déplacements, avant de retoucher polices et mises en page.
    • Vérifiez que Hatch n’est pas en Organizer et que Lettering est disponible.
    • Décidez l’objectif : modèle éditable (rapidité) vs personnalisation artistique (contrôle).
    • Adaptez le stabilisateur à l’élasticité du tissu (cut-away souvent plus sûr sur mailles).
    • Anticipez les déplacements sur un lettrage large pour limiter les mouvements du cadre.
    • Contrôle de réussite : avant de broder, vous savez expliquer ce qui doit rester éditable et quelle stabilisation sera utilisée pour le tissu choisi.
    • Si ça échoue : stoppez les modifications et testez d’abord une mise en page éprouvée pour distinguer choix logiciel et comportement physique.
  • Q: Comment ouvrir rapidement plusieurs fichiers de broderie Hatch pour une comparaison côte à côte via Manage Designs ?
    A: Utilisez Manage Designs pour sélectionner plusieurs vignettes, puis ouvrez-les ensemble afin de comparer plus vite les mises en page et structures de lettrage.
    • Allez dans Manage Designs et repérez les fichiers visés.
    • Sélectionnez plusieurs vignettes de designs.
    • Cliquez sur Open Selected pour les charger en même temps.
    • Contrôle de réussite : plusieurs designs s’ouvrent, ce qui permet de comparer espacements, mise en page et structure du lettrage sans rouvrir les fichiers un par un.
    • Si ça échoue : vérifiez que la sélection se fait bien dans Manage Designs (et pas seulement dans une vue de dossier), puis recommencez la multi-sélection.
  • Q: Quand le lettrage dérive sur des mises en page très larges, comment choisir entre optimiser la technique, passer à des cadres magnétiques, ou investir dans une machine à broder multi-aiguilles SEWTECH ?
    A: Commencez par la technique et la stabilisation, passez aux cadres magnétiques si la régularité de mise en cadre est le facteur limitant, et envisagez une machine multi-aiguilles quand la production répétée exige un débit stable.
    • Niveau 1 (technique) : réduire les déplacements, utiliser des mises en page éprouvées et stabiliser correctement selon le tissu (cut-away souvent plus sûr sur mailles).
    • Niveau 2 (outil) : envisager des cadres/cadres de broderie magnétiques si la pression de mise en cadre et la répétabilité sont le goulot d’étranglement.
    • Niveau 3 (capacité) : envisager une machine à broder multi-aiguilles SEWTECH si vous avez besoin d’un débit répétable à l’échelle et que les temps morts (remise en cadre/changements de fil) pénalisent la production.
    • Contrôle de réussite : le même lettrage se brode de façon constante sur des répétitions, avec peu de dérive de repérage et moins de temps perdu en préparation.
    • Si ça échoue : notez le type de tissu, le stabilisateur utilisé et l’endroit où apparaît la dérive (contour vs remplissage), puis renforcez d’abord le maillon le plus faible du workflow.