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Qu’est-ce que Tajima Writer Plus ?
Tajima Writer Plus est un logiciel de création et de numérisation (digitizing) de motifs de broderie, fourni de série avec la machine à broder compacte Tajima SAI. Dans la vidéo, Tajima le présente comme accessible aux débutants tout en restant exploitable par des digitizers expérimentés, car il propose trois façons de créer des données de broderie selon votre point de départ : un croquis papier, un dessin sur écran tactile, ou un flux de travail manuel à la souris.
Si, en regardant la vidéo, vous vous êtes dit : « Ça a l’air simple, mais je ne sais pas quoi faire en premier », c’est normal. Un spectateur a même demandé une explication parlée (« Please speak, explain »). Cet article fait donc ce que la vidéo ne peut pas faire : il transforme les écrans et les textes à l’écran en une checklist “quoi faire ensuite”, ajoute les détails de préparation qui font échouer la plupart des premiers essais, et vous donne des règles de décision pour éviter de numériser un motif qui ne se brodera pas proprement.
Perspective “atelier d’abord” : Après des années de production, on retient une chose : le logiciel ne fait pas tout. Le rendu final dépend aussi de la réalité machine : pénétration d’aiguille, tension, et stabilisation. Ce guide fait le pont entre l’écran et la broderie réelle.
Vous allez apprendre :
- Les trois méthodes de création montrées dans la vidéo (Auto Digitizer, Touch Pen/SketchBook, Mouse/Punch Tools)
- L’ordre exact du flux (ce qu’il faut décider avant de cliquer sur « générer »)
- Les points de contrôle qualité qui évitent contours déformés, remplissages irréguliers et ratés sur casquettes
- Une façon simple de penser mode hobby (1 pièce) vs mode production (commandes répétables)


Pour qui c’est fait (pour choisir la bonne méthode)
La vidéo vise les débutants et les petites entreprises qui personnalisent des articles comme des tote bags, des T-shirts et des casquettes. Dans la vraie vie, l’objectif n’est pas seulement « faire des points » :
- Obtenir une broderie qui a l’air volontaire (bords propres, texture régulière)
- Produire des fichiers qui tournent sans drame (moins de casses de fil, moins d’arrêts)
- Construire un flux que vous pouvez répéter pour des commandes (logos, casquettes d’équipe, petites séries)
C’est pour ça que la “meilleure” méthode est celle qui correspond à votre source et à votre tolérance à la retouche.
Décision rapide : quelle méthode de création choisir ?
Avant de commencer, utilisez cet arbre de décision. Ne devinez pas : suivez la logique de votre matière de départ.
Arbre de décision (Entrée → Meilleure méthode → Pourquoi)
1) Vous avez déjà un croquis papier que vous aimez ?
- Oui → Méthode 1 : Auto Digitizer à partir d’un scan → chemin le plus rapide du croquis aux points. Idéal pour des dessins simples et très contrastés.
- Non → passez à 2
2) Vous voulez un rendu “dessiné à la main” et vous avez un écran tactile + un stylet ?
- Oui → Méthode 2 : Touch Pen / SketchBook → dessin naturel, conversion immédiate. Parfait pour une signature, un style organique, du texte manuscrit.
- Non → passez à 3
3) Vous avez besoin de formes propres et contrôlées (lettres, logos, remplissages) et vous pouvez travailler à la souris ?
- Oui → Méthode 3 : Souris / Punch Tools → contrôle maximal des contours, des remplissages et des directions. C’est souvent le meilleur choix pour des commandes et pour la casquette.
Si vous comptez vendre des casquettes ou répéter un logo sur beaucoup de pièces, vous basculerez généralement vers la Méthode 3 plus vite que prévu : en production, la répétabilité et le contrôle de direction de points comptent plus que la vitesse.
Méthode 1 : Auto-numérisation à partir de croquis
L’auto-numérisation est le flux “le plus rapide vers la broderie” montré dans la vidéo : vous dessinez sur papier au feutre foncé, vous scannez, vous lancez l’Assistant Auto Digitizer dans Writer Plus, vous fixez le nombre de couleurs, vous associez les fils, vous vérifiez la segmentation automatique (Run / Steil / Satin), puis vous générez le fichier et vous brodez sur la SAI.
C’est là que les débutants gagnent du temps — et c’est aussi là qu’ils perdent en qualité si le dessin d’entrée n’est pas préparé correctement.

Pas à pas : du croquis papier au fichier brodable
Étape 1 — Dessiner pour le scanner (pas pour Instagram)
Dans la vidéo, le croquis est réalisé sur papier avec un feutre foncé.
Point de contrôle : le contraste est déterminant. La vidéo indique explicitement qu’un fort contraste améliore la conversion automatique. Utilisez un feutre bien noir. Évitez le crayon : les bords “flous” et les reflets du graphite perturbent la détection.
Résultat attendu : à l’écran, vos traits apparaissent comme des formes noires nettes, pas comme des contours gris et irréguliers.
Étape 2 — Scanner le dessin
Scannez le dessin à la main dans l’ordinateur (comme montré).
Point de contrôle : si le scan est “délavé”, corrigez tout de suite (re-scan plus sombre ou ajustez le contraste dans un logiciel photo simple) plutôt que d’espérer que l’assistant compensera. Les outils automatiques ne créent pas du contraste : ils lisent des pixels.
Résultat attendu : un fichier image propre (JPG ou BMP) prêt à être importé.
Étape 3 — Ouvrir Writer Plus et lancer l’Assistant Auto Digitizer
Dans le flux de la vidéo, vous chargez l’image dans Writer Plus, vous choisissez le nombre de couleurs, puis vous générez les données de broderie.

Point de contrôle : fixez le nombre de couleurs selon ce que vous voulez réellement broder, pas selon les nuances accidentelles du scan. Un croquis peut contenir des ombrages involontaires : votre plan de fils doit être intentionnel. Si vous voulez un logo 3 couleurs, forcez l’assistant à travailler en 3 couleurs.
Résultat attendu : un aperçu qui sépare le motif en zones de couleur nettes, sans “mouchetis”.
Étape 4 — Associer les fils via la palette
La vidéo montre une étape d’association des couleurs via une palette (Thread Palette : RGB) dans l’assistant.
Point de contrôle : si l’association est “presque bonne mais pas tout à fait”, ne l’ignorez pas. C’est un des meilleurs moments pour détecter un problème avant de broder. Associer clairement vos couleurs évite les confusions au moment d’enfiler et de lancer la broderie.
Résultat attendu : chaque zone est associée à une couleur de fil définie.
Étape 5 — Vérifier la segmentation automatique (Run / Steil / Satin)
La vidéo affiche la fenêtre de réglages de l’Auto Digitizer avec les contrôles de segmentation. C’est la logique de sécurité du logiciel.

Les réglages montrés incluent :
- Max width for run : 0,5 mm
- Max width for steil : 1,5 mm
- Max width for satin column : 7 mm
Point atelier : à quoi servent ces valeurs ?
- 0,5 mm (Run) : en dessous, une “colonne” devient visuellement insignifiante ; le point de course est plus logique.
- 7 mm (Satin) : c’est une limite de sécurité. Au-delà, un satin large est plus exposé aux accrocs. Le logiciel bascule alors vers des remplissages (type tatami) pour éviter des points trop longs.
Point de contrôle : la vidéo prévient que des traits faibles peuvent ne pas être détectés comme colonnes satin.
Résultat attendu : les traits fins deviennent des runs ; les colonnes plus larges passent en satin ; les grandes zones se convertissent en remplissage type tatami.
Pourquoi l’auto-numérisation “fait parfois moche” (et comment éviter le piège)
En pratique, un auto-digitizer devine à partir de pixels. Le résultat dépend donc fortement de :
- La régularité d’épaisseur des traits (un trait qui s’éclaircit peut devenir une ligne de points interrompue)
- Les formes fermées (des ouvertures peuvent tromper la détection de zones et faire “déborder” un remplissage)
- La simplification du dessin (trop de détails deviennent des micro-fragments de points, propices aux nids de fil)
Si vous visez un rendu vendable, considérez l’auto-numérisation comme un générateur de brouillon : vous gagnez du temps, puis vous retouchez. Pour un tote “one-shot”, vous pouvez accepter davantage de caractère.
Étape 6 — Générer et broder sur la SAI
La vidéo montre la SAI en train de broder le motif auto-numérisé sur tissu.

Point de contrôle : faites un “scan de bon sens” avant de lancer : détails ultra-fins qui vont disparaître ? colonnes satin très larges ? Si oui, simplifiez avant de gaspiller du tissu.
Résultat attendu : une broderie comparable à l’exemple “Coffee Take Away” montré.
Méthode 2 : Dessin à main levée au stylet (Touch Pen)
Cette méthode utilise l’intégration SketchBook : vous dessinez directement sur l’écran tactile avec un stylet, et le logiciel convertit immédiatement le tracé en données de broderie. La vidéo montre aussi qu’on peut changer l’expression de broderie en sélectionnant un motif de ligne.
C’est la voie la plus rapide pour un rendu “écriture” ou “croquis” : idéal pour des cadeaux, des projets créatifs, ou du texte personnalisé rapide.

Pas à pas : dessiner → convertir → styliser → broder
Étape 1 — Dessiner directement sur la zone de travail au stylet
Dans la vidéo, vous dessinez directement sur l’écran tactile.
Point de contrôle : gardez des gestes francs. Les micro-tremblements se traduisent souvent par une irrégularité visible en points. Dessinez comme au feutre, pas comme au crayon fin.
Résultat attendu : votre dessin apparaît en tracés prêts à être convertis.
Étape 2 — Laisser Writer Plus convertir le tracé en points
La vidéo indique qu’immédiatement après le dessin, il est converti en données de broderie.
Point de contrôle : surveillez les superpositions trop denses si vous repassez plusieurs fois au même endroit. Retracer empile les points, rigidifie et peut augmenter les contraintes sur le fil.
Résultat attendu : un aperçu points qui suit fidèlement vos traits.
Étape 3 — Changer l’“expression” en choisissant des motifs de ligne
La vidéo montre la modification des propriétés de ligne et le choix de motifs différents.

Point de contrôle : choisissez un style de ligne adapté au tissu et à l’usage. Les styles décoratifs peuvent être superbes sur un tissé stable, mais se déformer sur des supports plus instables. Plus le motif de ligne est complexe, plus la stabilisation doit être sérieuse.
Résultat attendu : le même dessin change de rendu (par ex. ondulé vs droit) sans redessiner.
Étape 4 — Envoyer à la machine et broder
La vidéo montre la SAI brodant le texte “Happy Anniversary”.

Point de contrôle : sur tote ou T-shirt, stabilisez correctement. La vidéo ne détaille pas le stabilisateur, mais en atelier, une stabilisation insuffisante est une cause fréquente de texte “qui danse”.
Résultat attendu : une broderie de type “Happy Anniversary” comme dans la démo.
Astuce atelier : le dessin est rapide — la finition fait “pro”
La différence entre “mignon” et “vendable” se joue souvent à la finition :
- Coupez proprement les fils sautés (des ciseaux courbes aident à éviter de couper un point).
- Retirez le stabilisateur proprement (ne déchirez pas au point de déformer la broderie ; coupez au plus près si nécessaire).
- Mettez en forme l’article pour que le motif soit bien à plat.
En petite série, intégrez ce temps de finition dans votre estimation : sinon vous sous-facturez votre main-d’œuvre.
Méthode 3 : Numérisation manuelle de précision
C’est le flux Punch Tools à la souris montré dans la vidéo : vous créez un contour, vous choisissez le type de point, vous définissez la direction, puis vous brodez sur une casquette après installation du cap driver.
Cette méthode est plus lente au début, mais c’est la plus répétable et la plus contrôlable — surtout pour les logos, le lettrage et la casquette.

Pas à pas : contour → type de remplissage → direction → broderie casquette
Étape 1 — Créer des contours avec Punch Tools
La vidéo montre l’utilisation de la souris pour créer des contours vectoriels pour des lettres ou des formes.
Point de contrôle : gardez des courbes propres. Trop de points de contrôle créent des bords “dentelés” en broderie. Utilisez le minimum de nœuds nécessaire pour définir une courbe.
Résultat attendu : des formes nettes prêtes à recevoir un type de point.
Étape 2 — Choisir les types de points par zone
La vidéo montre la sélection de types de remplissage (exemple : tatami).

Point de contrôle : adaptez le type de point à la taille de la zone.
- Satin : excellent pour texte et bordures (idéalement en dessous de 7 mm). Rendu brillant et en relief.
- Tatami (remplissage) : indispensable pour les grandes surfaces. Il “casse” les longues portées et donne une texture plus mate et stable.
Résultat attendu : chaque zone a un style de point cohérent.
Étape 3 — Définir la direction des points (angles)
La vidéo montre explicitement le choix de direction et le réglage des angles.

Point de contrôle (basé vidéo) : vérifiez que la direction du remplissage correspond au besoin du motif ou au sens du tissu.
- Astuce visuelle : la direction change la façon dont la lumière accroche le fil. Deux zones tatami de même couleur peuvent être différenciées en changeant l’angle (45° ou 90°).
Résultat attendu : une texture maîtrisée, un rendu “volontaire”, et des zones lisibles.
Pourquoi la direction des points est un levier de rentabilité (pas seulement un choix artistique)
En atelier, le contrôle de direction réduit des problèmes coûteux :
- Moins de déformations (moins d’effet push/pull contre le support).
- Bords plus propres (moins de tests à refaire).
- Résultats plus constants d’un article à l’autre.
Pour un petit atelier, la constance transforme un succès ponctuel en produit répétable.
Étape 4 — Installer le cap driver et broder sur casquette
La vidéo montre l’installation du cap driver et la broderie sur une casquette.

Point de contrôle : la casquette amplifie chaque erreur de réglage. Si le motif est trop proche d’une couture ou si le montage varie, le décalage se voit immédiatement.
- Risque de “flagging” : si la casquette n’est pas bien tendue sur le support, le tissu rebondit, ce qui peut provoquer des nids de fil ou des casses d’aiguille.
Résultat attendu : une casquette finie comme l’exemple “Juicy fruit” montré.
Attention : sur casquette, la cadence de montage devient souvent le goulot d’étranglement
Même si la vidéo parle surtout logiciel, en production casquette, la limite vient souvent de la vitesse et de la répétabilité du montage.
- Pour quelques casquettes, votre montage standard peut suffire.
- Pour des séries, envisagez une montée en gamme du flux :
- Déclencheur : vous passez plus de temps à monter qu’à broder, ou vous ressentez une fatigue (poignets, mains) à force de manipuler des casquettes rigides.
- Critère : si le temps de montage par casquette approche (ou dépasse) le temps de broderie, vous avez un problème d’efficacité.
- Options : une station dédiée (souvent recherchée sous le terme station de cadrage hoop master) peut améliorer la constance ; en environnement multi-aiguilles, des cadres magnétiques peuvent réduire la manipulation sur les articles plats.
Applications polyvalentes
La vidéo montre des broderies réelles sur plusieurs supports : tote bags, tissu (tissé blanc) et casquette. Elle suggère aussi que l’interface est assez intuitive pour que des enfants réalisent des motifs simples.


Application 1 : Tote bags et articles plats (personnalisation rapide)
Les tote bags sont tolérants et parfaits pour apprendre, car ils sont souvent en tissu tissé stable. Ils conviennent bien à :
- Des dessins auto-numérisés.
- Des écritures “à la main” via stylet.
- Des remplissages simples et du lettrage.
Pour une petite entreprise, c’est aussi un bon produit d’entrée : les tests coûtent moins cher que sur casquette.
Application 2 : Casquettes (valeur élevée, sensibilité élevée)
Les casquettes sont là où le client paie plus — et où votre process doit être plus rigoureux.
Si vous cherchez des termes de montage spécifiques, vous verrez souvent cadre de broderie pour casquettes pour machine à broder et différentes solutions de montage. Dans l’écosystème Tajima, la vidéo montre l’usage d’un cap driver pour broder.
Note pratique : la réussite sur casquette combine (1) des choix de numérisation (direction, remplissages) et (2) un montage constant. Si l’un des deux est approximatif, le résultat paraît “cheap” même si le dessin est bon.
Application 3 : Enfants, hobbyistes et prototypes rapides
Le passage “enfant au stylet” n’est pas qu’un clin d’œil : il met en avant un avantage réel, le prototypage rapide.
- Utilisez la Méthode 2 pour esquisser des idées vite.
- Si l’idée fonctionne, reconstruisez-la en Méthode 3 pour une qualité répétable.
C’est un chemin réaliste du hobby vers l’activité.
Pourquoi choisir la Tajima SAI ?
La vidéo souligne qu’une version de Tajima Writer Plus est fournie de série avec la Tajima SAI, et que même un débutant peut rapidement prendre en main le logiciel et créer des broderies uniques.
Côté atelier, le “pourquoi” se résume souvent à la synergie :
- Flux logiciel (Writer Plus) → création plus rapide.
- Exécution machine (SAI) → validation immédiate par broderie réelle.
Préparation : consommables cachés & contrôles (ce que la vidéo ne dit pas à voix haute)
Même si la vidéo se concentre sur les écrans et les démos de broderie, votre réussite dépend de la préparation. Voici des points de défaillance fréquents qui provoquent casses de fil, envers sale ou déformations — surtout quand on passe d’un tote à une casquette.
À vérifier avant de broder un nouveau fichier :
- État de l’aiguille : une aiguille standard peut s’abîmer au contact d’une couture de casquette. Test tactile : passez l’ongle sur la pointe ; si ça accroche, remplacez.
- Propreté du chemin de fil : la bourre augmente la friction. Nettoyez régulièrement.
- Régularité de la canette : un bobinage irrégulier crée des variations de tension.
- Outils : outils de coupe prêts (des coupes propres évitent des tirages).
- Tissu test : testez toujours sur une chute (pas sur l’article client).
Et si vous faites beaucoup de montage/mise en cadre, vos mains et poignets deviennent un facteur limitant : la répétition fatigue vite en petit atelier.
Si vous utilisez actuellement un cadre de broderie pour tajima et que vous constatez des marques de cadre (empreintes) ou un montage lent, c’est un signal pour évaluer d’autres options.
Chemin d’évolution des outils (naturel, sans discours commercial)
- Déclencheur : vous montez lentement, vous laissez des marques de cadre sur des tissus sensibles, ou vous avez du mal à garder une tension uniforme.
- Critère : si le montage n’est pas constant, vos améliorations de numérisation ne se verront pas en broderie. Le support doit être bien tendu.
- Options : beaucoup d’ateliers passent de cadres standards à des cadres magnétiques pour accélérer le montage et réduire les marques. Pour monter en cadence, les machines à broder multi-aiguilles sont souvent envisagées quand les changements de couleur deviennent un frein.
Pour clarifier le vocabulaire, on voit aussi des recherches comme cadres de broderie tajima ou cadre de broderie tajima quand on compare les options de montage.
Checklist de préparation (fin de Préparation)
- Tajima Writer Plus est installé et s’ouvre correctement.
- Entrée prête : croquis scanné (Méthode 1) OU écran tactile + stylet (Méthode 2) OU souris (Méthode 3).
- Machine prête : enfilage OK, canette en place, zone nettoyée.
- Test de déroulement canette : le fil doit sortir régulièrement avec une légère résistance, sans déroulement “en chute libre”.
- Aiguille adaptée au support à broder (validez avec le manuel machine).
- Stabilisateur choisi et tissu test prêt (surtout pour le texte).
- Ciseaux/snips, pince, brosse de nettoyage à portée.
Réglage : rendre votre flux répétable (hobby vs production)
La vidéo montre des broderies sur tote et sur casquette : ce sont deux configurations très différentes.
- Mode hobby (1 pièce) : vous pouvez tolérer plus de temps d’ajustement, de re-montage et d’essais.
- Mode production (10–100 pièces) : vous avez besoin d’un montage constant, d’un fichier stable, et d’un temps de finition prévisible.
Si vous visez le mode production, standardisez :
- Un jeu de fils “par défaut” pour les tests.
- Un stabilisateur par catégorie produit.
- Une convention de nommage (méthode + date + taille).
Pour les systèmes casquette Tajima, vous verrez aussi des recherches comme cadre de broderie pour casquettes tajima et cadres de broderie pour casquettes pour tajima : l’essentiel est de choisir une approche de montage et de la maîtriser avant de multiplier les variantes.
Checklist de réglage (fin de Réglage)
- Choisir la méthode (Auto / Touch Pen / Punch Tools) selon l’arbre de décision.
- Confirmer la taille du motif et le support cible (tote vs casquette) avant de détailler la numérisation.
- Pour Auto Digitizer : scan contrasté + nombre de couleurs planifié.
- Pour Touch Pen : style de ligne choisi en cohérence avec le rendu voulu.
- Pour Punch Tools : type de remplissage et direction décidés volontairement.
- Si broderie casquette : cap driver installé et casquette montée de façon constante (vérifier l’absence de “flagging”).
Exécution : broder, contrôler, ajuster (sans deviner)
La vidéo montre des résultats réussis, mais en usage réel, mettez en place une boucle d’inspection rapide. Vos yeux et vos oreilles sont vos meilleurs outils.
Points de contrôle pendant la broderie
- Premières 30 secondes (contrôle sonore) : un son régulier est bon signe. Un bruit sec et répétitif peut indiquer un montage trop lâche ou un problème mécanique.
- Pendant les remplissages (contrôle visuel) : voyez-vous du plissement ou du “tunneling” ? Cela pointe souvent vers un problème de stabilisation ou une densité trop élevée.
- Comportement du fil : si ça casse ou s’effiloche, ralentissez et recontrôlez chemin de fil et aiguille.
Résultats attendus selon la méthode
- Méthode 1 (Auto Digitizer) : croquis reconnaissable ; traits fins en run ; zones plus larges en satin/remplissage selon segmentation.
- Méthode 2 (Touch Pen) : rendu “écriture” cohérent ; le style de ligne est visible.
- Méthode 3 (Punch Tools) : bords propres, remplissages réguliers, texture lisible grâce aux directions.
Checklist d’exécution (fin d’Exécution)
- Faire un test sur un tissu similaire avant l’article final.
- Vérifier l’ordre des couleurs et l’association des fils avant de lancer.
- Surveiller les premiers points de placement/contour et arrêter si l’alignement est mauvais.
- Couper les fils sautés au fur et à mesure si nécessaire (surtout sur le texte) pour éviter qu’ils ne se prennent.
- Après broderie, inspecter l’endroit et l’envers avant de retirer le stabilisateur.
- Noter ce qui a fonctionné (méthode, réglages, tissu, stabilisateur) pour les commandes répétées.
Dépannage (symptôme → cause probable → correction)
La vidéo est courte et surtout basée sur du texte à l’écran : elle ne liste pas de dépannage. Voici des problèmes courants directement liés aux trois flux montrés. Suivez cet ordre : corriger le physique d’abord, le logiciel ensuite.
1) Symptôme : les lignes auto-numérisées sont cassées ou manquantes
- Cause probable : traits trop faibles sur le dessin d’origine (la vidéo indique que des traits faibles peuvent ne pas être pris en satin).
2) Symptôme : le texte à main levée est tremblant ou irrégulier
- Cause probable : tremblement du geste ; ou mouvement du support pendant la broderie.
3) Symptôme : les remplissages paraissent “plats” ou brouillons sur casquette
- Cause probable : direction de points mal pensée pour la courbure ; montage irrégulier.
4) Symptôme : augmentation des casses de fil en passant du tote à la casquette
- Cause probable : contraintes plus fortes sur casquette ; inadéquation aiguille/fil ; accumulation de bourre.
Résultats : ce que vous pouvez produire avec ce flux
Après avoir suivi les trois méthodes de la vidéo avec la préparation et les contrôles ci-dessus, vous devriez être capable de :
- Convertir un croquis scanné en fichier brodable via l’Assistant Auto Digitizer.
- Dessiner sur écran tactile au stylet et convertir immédiatement les tracés.
- Numériser manuellement avec Punch Tools, choisir des remplissages type tatami et définir la direction de points.
- Broder sur articles plats et sur casquette avec la SAI (cap driver, comme montré).
Si votre objectif est de vendre, l’étape suivante est de standardiser un produit (par exemple une série de tote bags ou un style de logo casquette), de documenter vos réglages gagnants, puis d’investir dans des améliorations de flux uniquement quand vos temps réels montrent le goulot.
Pour comparer les options de montage, vous rencontrerez aussi des termes comme cadres de broderie tajima et mise en cadre pour machine à broder : utilisez-les comme points d’entrée pour vos recherches, mais gardez votre process simple — une méthode, un produit, un réglage répétable, puis vous scalez.
