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Si vous avez déjà « déroulé sans effort l’avant » d’un projet de sac ITH (In-The-Hoop), puis vécu ce moment de panique quand la pochette devient un sandwich épais rempli de quincaillerie—respirez. On est nombreux à y passer. Le pied presseur est haut, les couches résistent, et la peur de casser une aiguille est bien réelle.
Cette Peony Clutch est tout à fait réalisable, mais elle récompense davantage une approche calme et “ingénieur” que la vitesse. La méthode de Martyn est très solide techniquement : double ouatine pour obtenir un vrai relief trapunto sur PU (polyuréthane / simili cuir), pose du fermoir magnétique en deux étapes distinctes (d’abord le rabat, puis le corps), et technique de doublure posée au dos du cadre qui garde l’intérieur propre sans lutter contre le volume.
Passer de « suivre des étapes » à « maîtriser le geste » demande surtout de comprendre la mécanique des matières. Ci-dessous, on détaille les paramètres utiles, des contrôles simples (au toucher/à l’œil) et des règles de sécurité pour protéger votre machine… et vos doigts.

Le moment “calme avant couture” : planifier le cadre 6x10 pour la Peony Clutch en ITH
Ce projet est conçu autour d’un cadre 6x10 (env. 160 mm × 260 mm). Même si l’objet final tient dans cette zone, la référence de coupe vue dans la vidéo indique 8x12 pour la doublure et le stabilisateur. Ce choix n’est pas du gaspillage : c’est du confort de manipulation. Cette marge sert à scotcher, encoller et positionner sans que vos doigts n’entrent dans la « zone à risque » près de la barre à aiguille.
La plupart des frustrations en cours de route viennent de deux “pannes structurelles” :
- Manque de “prise en main” : pas assez de marge de stabilisateur pour tenir et contrôler les matières flottées.
- Embuscade d’épaisseur : la hauteur de pile (double ouatine + PU + liège + quincaillerie + doublure + stabilisateur) n’a pas été anticipée.
Si vous cherchez un process répétable (série pour boutique, cadeaux, production), la stabilité au cadrage est déterminante. Un cadrage de travers est un tueur silencieux sur les pochettes géométriques. Beaucoup finissent par intégrer une station de cadrage pour machine à broder dans l’atelier : ce n’est pas qu’un “plus”, c’est un ancrage du cadre extérieur qui libère vos deux mains pour lisser un PU un peu raide et garder le fil du matériau bien droit avant même d’aller à la machine.
La préparation “invisible” sur laquelle Martyn s’appuie : stabilisateur, ouatine et habitudes de coupe propres
Martyn indique qu’on peut utiliser cutaway ou tearaway au début, mais il fait un choix “d’expérience” : cutaway pour l’étape du rabat. Voici le pourquoi technique.
Le trapunto demande au matériau de bomber. Avec un tearaway, les points droits + points arrière qui dessinent le relief peuvent perforer le stabilisateur et faire perdre le maintien avant la fin. Le cutaway joue le rôle de “pont suspendu” permanent pour un PU lourd.
Il utilise aussi deux couches d’ouatine sur le cadre stabilisé, puis il retaille une couche à la fois après la couture de contour. Ce n’est pas du perfectionnisme : c’est de l’architecture.

Pourquoi couper une couche à la fois change tout (le bord trapunto ne pardonne pas)
Si vous essayez de couper les deux couches d’un coup avec des ciseaux courbes, deux risques : un bord en “marche” qui se voit sous le PU, ou une entaille dans le stabilisateur.
En coupant une couche, puis la seconde un peu plus en retrait, vous créez un dégradé. Martyn parle de “feathered cut” (coupe en plume).
- Contrôle au toucher : passez le doigt sur le bord d’ouatine. Vous devez sentir une rampe douce, pas une falaise. Cette rampe permet au PU de se poser sans cassure et donne un rendu embossé plus “haut de gamme” qu’un effet matelassé bosselé.
**Phase 1 : checklist de préparation (à faire AVANT d’allumer la machine)**
- Contrôle du cadre : vis du cadre serrée au tournevis (au doigt, c’est souvent insuffisant sur PU épais).
- Découpe matières : stabilisateur + ouatine en 8x12 pour éviter de lutter avec des rouleaux trop grands.
- Outils de coupe : ciseaux de broderie courbes (type “duckbill” très pratiques sur ouatine) à portée.
- Quincaillerie : séparer la partie “Outie” (mâle) et “Innie” (femelle) du fermoir magnétique.
- Repassage : si PU/liège, fer sur basse température / synthétique + pattemouille. La chaleur directe peut marquer/fondre le PU.
- Aiguille : aiguille neuve installée (90/14 Topstitch ou Jeans recommandée dans le draft pour cette épaisseur).
Obtenir un vrai trapunto sur PU : double ouatine + tension supérieure plus “légère” (et ce que “légère” veut dire)
Martyn pose (“float”) le PU au-dessus de l’ouatine. La machine exécute des points droits et points arrière qui compriment le fond et font ressortir les zones non cousues.

Il insiste sur une “recette” : fil, aiguille, hauteur de pied, tension. Pour éviter de deviner, voici comment cadrer ce « petit réglage ».
- Vitesse : évitez 800+ points/min sur ce type d’empilement. Sur couches épaisses, visez une zone confortable 400–600 points/min pour une meilleure définition et moins d’échauffement.
- Tension : la tension “plus légère” est clé : les empilements épais “mangent” le fil supérieur.
- Standard : souvent ~3,0–4,0 (ou 140 g).
- Ajustement : baisser d’environ 1,0 à 1,5 (ou vers ~100–110 g).
- Pourquoi : trop serré = fil de canette qui remonte (petits points blancs) ou PU qui fronce. On veut un point qui se pose à plat.
Point atelier (vu dans les retours) : la “perte de confiance” est normale
On lit souvent : « j’ai déroulé l’avant, puis j’ai bloqué sur la pochette ». C’est le changement de mode mental en ITH.
- Mission 1 (rabat) : broderie pure, visuelle.
- Mission 2 (corps/assemblage) : construction, mécanique.
Traitez ces deux phases comme deux métiers. Faites une pause entre les deux : nettoyez les chutes de fil, puis sortez les outils “construction” (ruban adhésif, découd-vite, pinces).
L’astuce doublure + cutaway : encoller la doublure sur un stabilisateur AVANT de la poser sur le cadre
Martyn coupe la doublure du rabat en se basant sur le cadre 6x10 et une coupe 8x12. Puis il applique une stabilisation très efficace : encoller au spray la doublure sur une feuille séparée de cutaway.

Il pose ensuite ce duo doublure/stabilisateur endroit contre endroit sur le rabat, pendant que la pièce est encore dans le cadre.
Pourquoi ça marche (et pourquoi ça évite beaucoup de plis)
Une doublure coton (ou satin) glisse facilement. Posée face vers le bas sur un cadre en mouvement, la traînée du pied peut la plisser. En la collant d’abord sur un stabilisateur rigide, vous transformez une matière molle en plaque stable.
- Conseil d’application : tenez l’adhésif à environ 10–12 inches du stabilisateur (brumisation, pas “flaque”). Trop de colle encrasse l’aiguille (si vous entendez un bruit net type slap-slap d’aiguille collante : stop, nettoyage à l’alcool, puis reprise plus léger).
Avertissement : sécurité physique
Découd-vite et ciseaux courbes sont précis, mais sous contrainte ils deviennent dangereux. Sur PU/liège épais, la matière résiste puis “lâche” d’un coup.
* Règle : toujours couper en s’éloignant du corps.
* Méthode : poser le cadre sur un tapis antidérapant. Ne coupez pas en tenant la pièce en l’air.
Fermoir magnétique sur le rabat : 1,5 inch depuis la pointe, centré, et fentes coupées côté doublure
Après avoir retourné le rabat à l’endroit, Martyn utilise un outil d’embossage (ou une baguette) pour bien sortir les bords.

Il mesure 1,5 inch au-dessus de la pointe, centre le fermoir, marque les deux griffes, puis ouvre les fentes au découd-vite côté doublure pour insérer la partie “outie” (mâle).

Habitude pro pour éviter un fermoir de travers
Avant de couper, faites une simulation physique.
- Pliez le rabat comme si vous fermiez la pochette.
- Visualisez où il tombe sur le corps.
- Contrôle de bon sens : le repère à 1,5 inch paraît-il bien centré par rapport à la courbe ? La broderie peut “rétrécir” légèrement : fiez-vous à la règle, mais aussi à votre œil.
Construire le corps dans le cadre : tearaway + ouatine retaillée à 2 mm + discipline du flip-and-fold
Pour le corps, Martyn passe sur tearaway. Pourquoi ? Parce qu’on veut l’arracher ensuite pour réduire le volume dans les coutures finales. Il pose l’ouatine et la retaille à 2 mm à l’intérieur de la ligne.
Il utilise la méthode Flip-and-Fold pour le tissu de face : poser endroit contre la ligne -> piquer -> rabattre -> lisser.

C’est ici que se trouve la “zone à ondulations”.
La physique en jeu (et comment gagner sans forcer)
L’ouatine se comprime sous le pied. Si vous tirez le PU/liège comme une peau de tambour au moment du rabattage, l’ouatine “repousse” ensuite et crée une vague.
Solution : lisser fermement sans étirer. Utilisez la paume/le côté de la main pour plaquer. Scotez les bords proprement.
Si vous avez du mal à maintenir des matières rigides (liège, PU) sans marques de cadre (empreintes laissées par un cadre standard), le choix d’outil compte. Les cadres classiques serrent par friction et pression, ce qui peut écraser le grain du PU. En production, beaucoup passent à des cadres de broderie magnétiques : le serrage magnétique maintient verticalement sans “glisser/écraser”, et limite les marques sur simili cuir.
Doublure au dos du cadre : scotcher fermement, rouler l’excédent, et garder hors trajectoire
Martyn retire le cadre et scotche la doublure endroit vers le bas au dos du cadre.

Il insiste sur le maintien : ici, la gravité est votre ennemie.
Attention à la boucle qui pend (“droop loop”)
Si le ruban adhésif est faible (ou si vous utilisez du scotch de bureau), le centre de la doublure peut s’affaisser.
- Risque : le lit inférieur peut accrocher le tissu qui pend.
- Signal : un toc puis un bruit de frottement/grincement.
- Correctif : tendre la doublure « comme un drap » (tendue, pas déformée) et scotcher les quatre coins. Si la doublure est grande, roulez l’excédent et scotchez le rouleau sur le cadre extérieur, hors champ de couture.
**Phase 2 : checklist de réglage (juste avant la couture du corps)**
- Changement de stabilisateur : tearaway bien en place pour le corps ?
- Ouatine : marge de 2 mm respectée ? (trop = sur-épaisseur ; trop peu = manque de prise).
- Maintien : la doublure au dos est tendue, sans affaissement ?
- Dégagement : le rouleau scotché est hors zone de broderie ?
- Ruban : ruban frais (un morceau réutilisé plusieurs fois = poubelle).
Deuxième moitié du fermoir : marquer un X, ouvrir des fentes nettes, et asseoir correctement la rondelle
Martyn marque un X sur la face en liège pour la partie femelle. Il aligne la rondelle, marque les fentes, coupe, puis rabat les griffes.

Question fréquente : « Le trapunto marche-t-il sur le liège ? »
La communauté a demandé : « Est-ce que le trapunto fonctionne sur le liège ? »
- Réponse : oui, et certains l’ont fait avec un très beau rendu. En revanche, le liège a une “mémoire” : contrairement à un tissu qui se referme un peu, chaque perforation reste visible.
- Stratégie : si vous faites du trapunto sur liège, privilégiez une aiguille Microtex (Sharp) plutôt qu’une pointe boule, pour une perforation nette.
Si le recadrage de ces empilements rigides devient pénible (poignets, effort), un cadre de broderie magnétique pour machine à broder change l’ergonomie : on soulève la partie supérieure aimantée au lieu de dévisser/forcer sur des anneaux.
Fixer le rabat fini et les anneaux en D : lignes de placement, espacement régulier et vigilance “trajet du pied”
Martyn pique une ligne de placement pour le rabat : c’est la base du repérage. Il aligne le rabat et scotche les pattes d’anneaux en D.


Contrôle sécurité indispensable : les anneaux en D sont en métal. L’aiguille aussi. Ils ne doivent jamais se rencontrer.
- Action : scotchez les anneaux en D pour qu’ils ne puissent pas basculer.
Avertissement : sécurité machine
Gardez toute quincaillerie (anneaux en D, fermoirs, etc.) hors trajectoire du pied. Augmentez la hauteur du pied de broderie si votre machine le permet, afin de passer l’épaisseur (Martyn indique que l’épaisseur peut nécessiter d’augmenter ce réglage).
Le sandwich final : tissu dos au-dessus, doublure au dos du cadre, puis couture périmétrique avec ouverture de retournement
Martyn place le tissu dos endroit contre endroit sur le dessus et la doublure finale face vers le bas au dos du cadre. Il lance ensuite la couture périmétrique finale (souvent un point triple de renfort).


Arbre de décision : stratégie stabilisateur
Pour vos futurs projets, gardez cette logique :
- SI vous brodez un rabat trapunto PU épais → cutaway (priorité au maintien).
- SI vous assemblez le corps/finition → tearaway (priorité à l’arrachage propre et au faible volume).
- SI vous utilisez du washaway → uniquement sur matières lavables (mauvais choix pour PU/liège, car on ne peut pas les immerger pour dissoudre).
Retournement, recoupe et “marche” à l’ouverture : les détails qui font pro
Martyn sort la pièce du cadre, arrache le stabilisateur, puis recoupe les marges de couture à 1/4 inch (6 mm).

Le détail clé : à l’ouverture de retournement, ne recoupez pas trop court. Laissez une “marche” (marge plus généreuse).
- Pourquoi : pour rentrer proprement les bords et fermer à la main, il faut de la matière à replier. Trop court = fermeture difficile et tenue moins nette.
Le “squash and squeeze” : avant de retourner, “massez” les angles pour casser un peu la rigidité. Cela facilite le retournement par une petite ouverture sans tirer sur les points.
L’évolution logique pour ce workflow : moins de marques de cadre, recadrage plus rapide, manipulation plus sûre des empilements
Ce projet demande beaucoup de “gestion de cadre” : retirer, scotcher au dos, retourner, remettre, flotter des couches.
Pour une pièce unique, un cadre standard suffit. Mais dès qu’on produit :
- Marques de cadre : un cadre classique peut laisser des empreintes sur le PU que la chaleur ne rattrape pas.
- Glissement : les empilements épais ont tendance à “ramper” quand on serre la vis.
C’est souvent à ce stade que les pros passent à des cadres de broderie magnétiques pour machines à broder : serrage vertical, maintien fort sans déformer, et surtout gain de temps quand il faut enlever/remettre le cadre pour les étapes de doublure au dos.
Avertissement : sécurité des aimants
Les cadres magnétiques utilisent des aimants néodyme puissants.
* Risque de pincement : fermeture très brutale—gardez les doigts hors zone de contact.
* Santé : éloigner des pacemakers, pompes à insuline et cartes.
* Manipulation : ne laissez jamais les parties aimantées s’aimanter en “chute libre” (risque de casse).
Pour des volumes (10+ pochettes), ajouter une station de mise en cadre magnétique aide à répéter les placements (rabat, anneaux en D) avec la même position, et à réduire les rebuts.
Corrections rapides des deux problèmes les plus stressants : points sautés et frottement du pied
Martyn cite deux soucis classiques. Voici une approche efficace.
Symptôme 1 : points sautés sur le trapunto
- Ce que vous observez : la machine “tape” mais le point ne se forme pas, ou le fil de canette fait de longues lignes droites au dos.
- Cause probable : l’empilement (double ouatine) fait “rebondir” la matière (flagging).
- Correctifs :
- Aiguille : passer sur une 90/14 (comme recommandé dans le draft) pour mieux pénétrer PU + ouatine.
- Tension : baisser la tension du fil supérieur.
- Vitesse : ralentir (400–600 points/min) pour laisser le temps à la boucle de se former.
Symptôme 2 : frottement/accrochage du pied (souvent près des anneaux en D)
- Ce que vous entendez : bruit de frottement/grincement, ou matière qui se tasse devant le pied.
- Cause probable : pied trop bas par rapport à la hauteur de pile.
- Correctif : dans les réglages machine, augmenter la hauteur du pied de broderie. Et si vous devez aider la matière à passer, faites-le très doucement, en gardant les doigts loin de l’aiguille.
**Phase 3 : checklist de fin d’opération**
- Sécurité anneaux en D : scotchés + contrôle de dégagement fait ?
- Ordre du sandwich : tissu dos endroit contre endroit (dessus) + doublure face vers le bas (au dos du cadre) ?
- Ouverture : repérée (ne pas la fermer par erreur) ?
- Vitesse : réduite pour la couture finale de renfort ?

En respectant l’ordre rigoureux de Martyn—trapunto double ouatine, doublure stabilisée, fermoir en deux temps, et contrôle au dos du cadre—vous obtenez une pochette qui se ferme avec un clic net, qui a une vraie tenue en main, et qui paraît “conçue” plutôt que « sauvée de justesse du cadre ».
FAQ
- Q: Quelle taille et quel type d’aiguille utiliser pour un trapunto ITH sur PU (polyuréthane / simili cuir) avec double ouatine, dans un projet en cadre 6x10 comme la Peony Clutch ?
A: Commencez avec une aiguille neuve 90/14 (Topstitch ou Jeans) pour traverser plus régulièrement l’empilement PU + double ouatine.- Installation : changez l’aiguille avant de démarrer le rabat (n’essayez pas de “faire encore un projet” avec une aiguille émoussée).
- Cohérence : gardez la 90/14 quand le projet inclut quincaillerie et couches multiples qui augmentent la hauteur de pile.
- Critère de réussite : points réguliers, sans impacts “tac-tac” et sans longues lignes droites de fil de canette au dos.
- Si ça échoue encore : ralentissez à 400–600 points/min et baissez la tension du fil supérieur d’environ 1,0–1,5 par rapport à votre réglage habituel (référez-vous au manuel machine en dernier arbitre).
- Q: Comment régler la tension du fil supérieur pour un trapunto sur PU afin d’éviter les points de canette visibles sur le dessus ou les fronces pendant la couture du rabat ITH ?
A: Baissez légèrement la tension du fil supérieur pour que le point se pose à plat au lieu de faire remonter le fil de canette.- Réglage : diminuez d’environ 1,0–1,5 par rapport à votre plage habituelle (l’exemple du blog évoque ~3,0–4,0 vers ~100–110 g).
- Vitesse : cousez à 400–600 points/min pour réduire la traînée et l’échauffement sur empilements épais.
- Critère de réussite : dessus propre (pas de “points blancs” de canette) et surface PU lisse, sans tunnel ni fronces.
- Si ça échoue encore : revalidez l’aiguille (neuve, 90/14) et confirmez l’usage du cutaway pendant l’étape rabat.
- Q: Pourquoi utiliser un stabilisateur cutaway pour l’étape du rabat trapunto d’une pochette ITH en PU plutôt qu’un tearaway ?
A: Utilisez le cutaway sur le rabat car les coutures denses du trapunto peuvent perforer un tearaway et faire perdre le maintien en cours de process.- Choix : cutaway pour le rabat quand double ouatine + PU exigent un support “permanent” pendant les points de relief.
- Transition : passez ensuite au tearaway pour le corps/assemblage afin de réduire le volume et faciliter l’arrachage.
- Critère de réussite : le cadre reste stable pendant les contours/points arrière denses, sans déchirure du stabilisateur.
- Si ça échoue encore : sécurisez le cadre (vis serrée au tournevis) et laissez assez de marge de stabilisateur pour manipuler les couches flottées.
- Q: Comment retailler la double ouatine pour un trapunto ITH afin que le bord sous le PU reste lisse et non “épais” ?
A: Coupez une couche d’ouatine à la fois pour créer un dégradé (coupe en plume), pas une marche nette.- Coupe : après la couture de contour, coupez la première couche, puis la seconde un peu plus en retrait.
- Outil : ciseaux de broderie courbes (type duckbill très efficaces sur ouatine).
- Critère de réussite : au toucher, le bord ressemble à une rampe douce, et le PU se pose sans marche visible.
- Si ça échoue encore : ralentissez et évitez de couper les deux couches ensemble (c’est là qu’apparaissent les marches et les entailles de stabilisateur).
- Q: Comment l’encollage au spray de la doublure sur une feuille de cutaway séparée évite-t-il les plis et fronces sur le rabat ITH ?
A: En collant d’abord la doublure sur le cutaway, elle se comporte comme une plaque stable et ne se plisse pas sous la traînée du pied.- Spray : brumisez à environ 10–12 inches (évitez les “flaques” de colle).
- Pose : placez le duo doublure/stabilisateur endroit contre endroit sur le rabat encore dans le cadre.
- Critère de réussite : doublure piquée bien à plat, sans plis qui se forment pendant les déplacements du cadre.
- Si ça échoue encore : stoppez si vous entendez un bruit d’aiguille collante, nettoyez les résidus et réappliquez plus léger.
- Q: Quelle est la méthode la plus sûre pour ouvrir les fentes d’un fermoir magnétique dans du PU ou du liège épais, sans se blesser ?
A: Travaillez à plat sur une surface antidérapante et coupez toujours en vous éloignant du corps, car les matières épaisses peuvent “lâcher” d’un coup.- Mise en place : posez le cadre/la pièce sur un tapis stable (ne coupez pas en l’air).
- Coupe : utilisez le découd-vite avec prudence, côté doublure quand c’est indiqué, mains hors trajectoire.
- Critère de réussite : fentes nettes et contrôlées, griffes qui passent sans déchirer la matière.
- Si ça échoue encore : remarquez à nouveau les positions et faites des coupes plus petites et progressives plutôt que de forcer.
- Q: Comment empêcher la doublure posée au dos du cadre de s’affaisser et de se faire attraper sous le bras/plateau de la machine pendant la couture du corps ITH ?
A: Scotchez fermement la doublure au dos du cadre et roulez/scotchez l’excédent pour qu’aucune partie ne pende dans la zone de couture.- Scotch : fixez les quatre coins avec un ruban frais (type painter’s tape) et tendez “comme un drap” (tendu, pas déformé).
- Gestion : roulez l’excédent et scotchez le rouleau sur le cadre extérieur, hors champ.
- Critère de réussite : pas de boucle pendante, et pas de toc suivi d’un frottement indiquant un tissu accroché.
- Si ça échoue encore : remplacez le ruban fatigué/réutilisé et revalidez le dégagement avant de relancer.
- Q: Quand les projets ITH épais en PU/liège provoquent des marques de cadre, du glissement ou des recadrages lents, quelle évolution est la plus logique (technique → cadres magnétiques → production) ?
A: Optimisez d’abord la manipulation et les réglages, passez ensuite au serrage magnétique pour la répétabilité, puis seulement envisagez une capacité supérieure si le volume l’exige.- Niveau 1 (Technique) : ralentir à 400–600 points/min, baisser la tension supérieure pour le trapunto, serrer la vis du cadre au tournevis, et garder assez de marge de stabilisateur pour manipuler en sécurité.
- Niveau 2 (Outil) : utiliser un cadre magnétique quand un cadre standard laisse des empreintes sur le PU ou quand les empilements “rampent” au serrage.
- Niveau 3 (Capacité) : si vous produisez 10+ pochettes et que la gestion de cadre devient le goulot, envisager un workflow multi-aiguilles et une mise en cadre constante pour répéter les placements.
- Critère de réussite : matières non marquées, couches qui ne glissent plus, et placements (anneaux en D, ligne de rabat) qui tombent au même endroit avec moins de rebuts.
- Si ça échoue encore : ajoutez une station de cadrage dédiée et refaites les contrôles de dégagement quincaillerie (trace/volant) pour éviter les collisions métal-métal.
