Transformer un JPG en fichier de points propre dans Wilcom DecoStudio e2 (sans les pièges classiques de l’auto‑numérisation)

· EmbroideryHoop
Ce guide pratique montre comment convertir un JPEG en Wilcom EMB modifiable, le prévisualiser comme une vraie broderie (simulation), puis exporter un DST ou un PES prêt machine — tout en évitant les pièges courants qui provoquent déformations, remplissages « béton » ou plantages lors de l’ouverture de fichiers de points.
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Sommaire

Si vous avez déjà fixé un logo en JPG en vous disant : « Je veux juste le broder… pourquoi c’est si compliqué ? », vous n’êtes pas seul. L’auto-numérisation peut sembler magique quand ça marche… et terriblement décevante quand ça rate. Vous cliquez, et vous vous retrouvez avec 20 000 points d’une densité “pare-balles” qui casse des aiguilles et fait gondoler le textile.

Dans ce workflow approfondi basé sur Wilcom DecoStudio e2, on ne fait pas que « cliquer sur des boutons ». On va partir d’un JPEG simple (exemple : une fusée), le transformer en vecteurs propres, puis convertir ces vecteurs en un fichier de points qui tourne réellement en production.

Je vous guide à travers les décisions qui font la différence entre « c’est un fichier » et « c’est une broderie de qualité » — en mettant l’accent sur la physique du tissu, le risque de déformation par ratio, et les habitudes de gestion de fichiers que les pros appliquent au quotidien.

The startup screen of Wilcom DecoStudio e2 showing options to create new designs.
Software initialization

Pas de panique : Wilcom DecoStudio e2 est rapide — à condition de respecter les écrans de réglage

La vidéo paraît simple parce que l’opérateur fait une chose que beaucoup de débutants sautent : il laisse le logiciel démarrer avec les bons paramètres “matière”.

Quand vous créez un nouveau motif dans Wilcom DecoStudio e2, vous n’ouvrez pas juste une page blanche. Vous choisissez un profil tissu qui indique au logiciel comment calculer la compensation (pull compensation) et les sous-couches (underlay), c’est-à-dire les points de fondation.

Si vous sautez cette étape, ou si vous « mentez » au logiciel (par exemple en choisissant « Fleece » alors que vous brodez un T-shirt fin), vous allez droit vers un résultat catastrophique. En atelier, beaucoup de problèmes du type « c’est trop dense/rigide » ou « le contour ne tombe pas sur le remplissage » commencent ici, dès le premier écran.

The Fabric Settings dropdown menu explicitly selecting 'Pure Cotton'.
Setting up project parameters

Ce que fait la vidéo (et ce que vous devez reproduire)

  • Démarrer un New Design.
  • Dans l’assistant, choisir Fabric Settings: Pure Cotton.
  • Laisser la logique Auto Fabric poser les valeurs de base (densité, compensation) au lieu de tout deviner à la main.

Checklist de préparation : le contrôle “pré-vol”

Avant d’importer le moindre pixel, faites ce contrôle mental. Si vous cochez “non” à l’un des points, stoppez et corrigez.

  • Contrôle réalité tissu : brodez-vous vraiment sur du « Pure Cotton » ? Si vous brodez sur un polo extensible, choisissez un profil adapté type « Pique » ou « Knits ». Règle de physique : les tissus extensibles demandent plus de compensation que le coton stable.
  • Hygiène de l’image source : votre JPG est-il net et contrasté ? Les images à fort contraste donnent des vecteurs propres. Les dégradés flous donnent des points « spaghetti ».
  • Taille cible verrouillée : connaissez votre taille finale (ex. 70 mm de largeur) dès maintenant. Redimensionner un fichier de points après conversion au-delà de 10–15 % modifie la densité et peut ruiner le motif.
  • Consommables : assurez-vous d’être cohérent avec votre matière (aiguille, fil, stabilisateur). La vidéo se concentre sur le logiciel : en production, c’est l’ensemble “fichier + textile + stabilisation + mise en cadre” qui fait la qualité.

Choisir le bon format machine dans Wilcom : Tajima est un bon standard, pas une formule magique

Ensuite, la vidéo sélectionne un format machine. C’est souvent là que le stress monte : « Je n’ai pas une Tajima, j’ai une Brother/Janome/Ricoma ! »

Dans l’assistant, l’opérateur choisit Machine Format: Tajima. Respirez : ce choix sert surtout à indiquer à Wilcom comment gérer les fonctions machine (coupe-fil, arrêts, changements de couleur) dans l’environnement de travail. Cela ne vous oblige pas à enregistrer en .DST plus tard. Vous pourrez exporter en .PES (ou autre) à la fin.

C’est essentiel dans les ateliers “mixtes”. Vous pouvez numériser un jour pour une machine à broder brother en atelier, puis envoyer le même motif à un sous-traitant équipé multi-têtes. Travailler avec un standard type Tajima dans le projet aide à garder des commandes “universelles” jusqu’à l’export.

Selecting 'Tajima' from the Machine Format dropdown list.
Selecting machine format

Ce que fait la vidéo

  • Dans la liste Machine Format, sélectionner Tajima.

Réalité atelier : ce qu’il faut comprendre

  • Langage standard : Tajima/DST est une référence très répandue dans l’industrie. Sauf raison précise, vous pouvez laisser ce choix dans l’assistant.
  • Le vrai moment “compatibilité” : il arrive au moment de File > Save As (export), pas ici.

Avertissement : sécurité mécanique. Avant tout test, gardez les mains hors de la zone barre à aiguilles/pied-presseur. Une machine industrielle peut passer très vite à haute vitesse. Ne passez jamais la main sous le pied-presseur quand la machine est sous tension ou en mode « Ready ».

Importer le JPG en mode graphique CorelDRAW — et verrouiller le ratio comme si votre marge en dépendait

Après l’assistant, Wilcom ouvre son mode graphique (intégration CorelDRAW). L’opérateur importe le JPEG de la fusée.

C’est ici que beaucoup se font piéger : ils redimensionnent “à la souris” en tirant un coin, et écrasent l’image sans s’en rendre compte. En graphisme, ça paraît juste “un peu bizarre”. En broderie, une image déformée change la logique de conversion (angles, largeurs, calculs), et peut se traduire par des casses de fil, des trous, ou des zones incohérentes.

La vidéo montre la seule méthode acceptable : verrouiller le ratio (icône cadenas) avant de saisir une dimension.

The interface transitioning into Graphics Mode (CorelDRAW integration).
Mode switching
File import dialog selecting the rocket jpeg file from the examples folder.
Importing graphic
The imported rocket image placed on the workspace grid.
Placing image

Ce que fait la vidéo (workflow exact)

  1. Importer le JPEG (image de la fusée).
  2. Le placer sur la grille de travail.
  3. Utiliser la barre de propriétés pour dimensionner précisément.
  4. Verrouiller le ratio (cadenas) pour garder les proportions.
  5. Saisir 70.0 mm dans le champ de largeur.

Pourquoi c’est critique (insight numérisation)

La broderie est un procédé physique.

  • Densité : si vous étirez un motif sans recalcul, vous modifiez la couverture.
  • Compensation : si la forme est déformée, l’estimation push/pull devient fausse.

Si vous préparez des fichiers pour des équipements de production, comme des machines à broder tajima ou d’autres machines à broder multi-aiguilles, garder les proportions évite des variations inutiles et stabilise le comportement du motif lors de la couture.

PowerTRACE : d’abord des vecteurs propres, ensuite des points (pas l’inverse)

La vidéo utilise Trace Bitmap pour convertir le JPEG en vecteurs. Vous voyez la fenêtre PowerTRACE avec un avant/après côte à côte.

C’est votre filtre « garbage in, garbage out ». Votre broderie ne sera jamais plus propre que vos vecteurs. Si la ligne vectorielle ressemble à une côte dentelée, la machine va tenter de piquer chaque micro-zigzag : résultat, un écusson raide et sur-dense.

Adjusting the dimensions of the artwork in the top property bar using the precise value input.
Scaling artwork

Ce que fait la vidéo

  • Sélectionner le bitmap.
  • Cliquer Trace Bitmap.
  • Dans PowerTRACE, contrôler l’aperçu avant/après.
  • Valider pour générer le vectoriel.

Règle pro : la “règle du nombre de nœuds”

Après le tracé, inspectez les courbes. Une courbe simple ne devrait pas avoir des dizaines de nœuds.

  • Trop de nœuds = trop de micro-mouvements machine.
  • Trop de micro-mouvements = vibrations + fil qui s’effiloche.
  • Lissez/simplifiez les vecteurs avant la conversion en points pour obtenir des courbes longues et propres.

Convert : passage du mode graphique au mode broderie (et ce que Wilcom décide réellement)

L’opérateur clique sur le bouton Convert. Wilcom applique son algorithme pour transformer les formes en points.

À ce moment, Wilcom prend des décisions clés en s’appuyant sur le réglage « Pure Cotton » choisi au départ :

  1. Type de point : remplissage (tatami) ou satin selon la forme.
  2. Densité : le logiciel fixe une base adaptée au profil tissu.
  3. Sous-couches : il place des underlays pour stabiliser.
The PowerTRACE window showing the before (bitmap) and after (vector) comparison.
Tracing bitmap
Mouse cursor hovering over the 'Convert' button to switch from vector to embroidery.
Converting to embroidery
The rocket design fully converted into embroidery stitches with tatami fills and satin borders.
Reviewing conversion

Ce que fait la vidéo

  • Cliquer Convert.
  • Observer le passage des aplats vectoriels au rendu “points”.

Ce qu’il faut surveiller après conversion

Si vous voyez un satin appliqué sur une zone très large, soyez prudent : les satins larges peuvent accrocher et faire des boucles (loopy). Dans ce cas, il peut être préférable de basculer l’objet en remplissage (tatami) pour gagner en tenue et durabilité.

Ajuster les angles de points avec Reshape Object : le petit geste qui fait “numérisé”, pas “auto”

La vidéo montre l’édition de l’inclinaison via l’outil Reshape Object : on attrape la ligne/poignées d’angle sur les ailerons de la fusée pour changer la direction du satin.

Ce n’est pas seulement esthétique : c’est de la physique textile.

The Color Object List on the right side showing the sequence of embroidery objects.
Sequencing

Ce que fait la vidéo

  • Sélectionner Reshape Object.
  • Attraper la ligne/poignées d’angle.
  • Tourner/déplacer pour modifier la direction des points.

Physique des angles

  • Push/pull : les points tirent le tissu dans leur direction. Si tout est orienté pareil, la déformation se concentre.
  • Reflet : le fil est brillant ; l’angle contrôle la lumière et donne du relief.

Slow Redraw : votre assurance “pas chère” contre les séquences illogiques

La vidéo utilise Slow Redraw pour simuler la couture à l’écran.

Ne sautez pas cette étape : c’est le moyen le plus simple de repérer une séquence illogique (contour avant remplissage, sauts inutiles, fils de liaison non désirés) avant de gaspiller du fil et du temps machine.

Using the Reshape tool to change the stitch angle on the rocket's flame.
Editing stitch angles

Ce que fait la vidéo

  • Activer Slow Redraw.
  • Regarder la séquence comme une broderie virtuelle.

Checklist de réglage : le “contrôle logique”

  • Ordre des couches : les fonds d’abord, les bordures/contours ensuite.
  • Déplacements : la machine progresse-t-elle de façon logique ou saute-t-elle d’un bout à l’autre ? (Re-séquencez si nécessaire.)
  • Coupes-fil : voyez-vous des lignes de liaison entre objets de même couleur ? Si vous ne voulez pas couper à la main, corrigez les trims/liaisons.

Attention : le cas “plantage à l’ouverture d’un DST”

Un spectateur demande pourquoi Wilcom plante à l’ouverture d’un DST. La réponse de la chaîne : File > Open > Select DST.

Note technique : si le logiciel se ferme à l’ouverture, le fichier peut être corrompu, ou vous pouvez être sur une version ancienne/limitée qui gère mal certains en-têtes. Si vous avez un EMB d’origine, privilégiez-le : le DST est un fichier de points “brut”, beaucoup moins éditable.

Enregistrer : EMB vs exporter DST/PES — garder le master, livrer le fichier machine

La vidéo se termine par File > Save As, avec export vers des formats lisibles machine.

The Slow Redraw player showing the stitches being rendered sequentially on screen.
Simulating stitch-out

Ce que fait la vidéo

  • Utiliser File > Save As.
  • Exporter vers des formats comme DST ou PES.

Règle d’or : gestion de fichiers

Comprenez la différence entre master (EMB) et livrable machine (DST/PES).

  1. Enregistrez d’abord un .EMB. C’est votre fichier maître : il conserve les objets, les paramètres et des informations utiles (couleurs/notes).
  2. Exportez ensuite un .DST/.PES. C’est le fichier pour la machine : essentiellement des coordonnées de points.

Si vous envoyez des fichiers à un client équipé de machines à broder melco, demandez le format souhaité (par ex. EXP selon le parc), mais ne supprimez jamais votre master EMB : c’est lui qui vous sauvera quand on vous demandera « juste un peu plus grand ».

Arbre de décision : type de tissu → stratégie de stabilisation (le chaînon manquant)

La vidéo traite du logiciel, mais même un fichier parfait peut mal sortir si la mise en cadre et la stabilisation ne suivent pas. Votre “système”, c’est Fichier + Tissu + Stabilisateur + Cadre à broder.

Utilisez cette logique pour vos choix de préparation :

1) Le tissu est-il extensible (T-shirt, piqué, sweat) ?

  • OUI : privilégiez un stabilisateur adapté à la tenue dans le temps ; l’important est d’éviter la déformation sur maille.
  • NON (denim, toile, serviette) : un stabilisateur déchirable peut suffire selon la densité.

2) Le tissu est-il “duveteux” (éponge, polaire, velours) ?

  • OUI : ajoutez un film hydrosoluble sur le dessus pour éviter que les points ne s’enfoncent dans le poil.

3) Le motif est-il très dense (ex. > 20 000 points sur une petite zone) ?

  • OUI : augmentez la stabilisation (double couche ou grammage supérieur).
  • NON : un support standard peut suffire.

Si le textile glisse, ou si vous obtenez des marques de cadre (anneau brillant), le matériel de mise en cadre peut devenir votre point faible. Les cadres classiques serrent par friction. Des cadres de broderie pour machines à broder à maintien magnétique peuvent réduire ces marques et accélérer la mise en cadre, surtout sur des articles délicats.

Avertissement : sécurité des aimants. Les cadres magnétiques puissants peuvent pincer sévèrement. Ne pas approcher de pacemakers ni d’électroniques sensibles. Manipulez avec précaution.

La préparation “production” souvent oubliée : régularité de mise en cadre

La numérisation ne fait que 50 % du résultat. Si vous mettez le vêtement de travers, le motif paraîtra de travers.

En loisir, le problème est souvent l’alignement et la fatigue. En production, c’est la vitesse et la répétabilité.

Quand améliorer votre outillage (diagnostic)

  • Symptôme : vous passez 3 minutes à mettre en cadre un vêtement, puis vous réalisez que c’est de travers et vous recommencez.
  • Diagnostic : votre process de mise en cadre est le goulot.
  • Prescription :
    • Niveau 1 : marquage des centres (grille/repères) et méthode.
    • Niveau 2 : passer à des cadres magnétiques pour un serrage plus constant.
    • Niveau 3 : pour la répétabilité en série, utiliser une hooping station for embroidery machine (station de mise en cadre) afin de placer le logo au même endroit sur chaque pièce.

Et si votre machine mono-aiguille ne suit plus le volume, ou si vous en avez assez de changer les couleurs manuellement, il peut être temps de passer à une machine à broder multi-aiguilles, par exemple une machine à broder happy.

Questions fréquentes (version “atelier”)

« Compatible Mac ? »

Réponse : Wilcom est un logiciel Windows. D’après la chaîne, vous pouvez l’utiliser sur Mac via Parallels ou VMware Fusion, à condition d’avoir Windows.

« Je ne vois pas EMB dans la liste d’enregistrement Corel — comment convertir ? »

Réponse : vous regardez au mauvais endroit. On n’“enregistre” pas en EMB depuis Corel. Il faut cliquer Convert pour envoyer le vectoriel vers la partie broderie de Wilcom, puis faire File > Save As dans Wilcom pour obtenir un EMB.

« Comment ouvrir un DST dans Wilcom ? Ça se ferme. »

Réponse : la chaîne indique File > Open > Select DST. Si ça plante, suspectez un fichier corrompu ou un problème de version. Si possible, récupérez et ouvrez l’EMB d’origine : le DST est un fichier de points “brut” et se répare/édite beaucoup moins bien.

Résultat : des fichiers plus propres, des broderies plus stables

Si vous suivez ce workflow — Fabric Setup -> Lock Ratio -> Trace -> Convert -> Reshape -> Slow Redraw — vous obtiendrez des fichiers qui cousent plus régulièrement, avec moins de casses et moins de fronces.

Mais gardez en tête : le fichier n’est que de la donnée. Le résultat dépend aussi de votre mise en cadre et de votre stabilisation.

Checklist opérationnelle : “Go/No-Go” avant de lancer

Avant d’appuyer sur Start :

  • Canette : avez-vous assez de fil de canette ? Tomber en panne au milieu d’un motif coûte cher en temps.
  • Aiguille : est-elle droite et en bon état ? Une aiguille abîmée abîme le fil.
  • Tension de mise en cadre : le tissu doit être bien maintenu, sans ondulations visibles.
  • Zone dégagée : vérifiez qu’aucune partie du vêtement (manche, dos) n’est coincée sous le cadre à broder.

Maîtrisez ces étapes, et vous passez de « j’espère que ça va marcher » à « je sais que ça va sortir propre ».

FAQ

  • Q: En auto-numérisation dans Wilcom DecoStudio e2, pourquoi la broderie sort-elle « béton » et fait-elle gondoler un T-shirt fin quand les Fabric Settings sont réglés sur « Pure Cotton » ?
    A: Utilisez un profil tissu qui correspond réellement au vêtement avant la conversion, car un mauvais réglage tissu peut rendre la densité et les sous-couches trop lourdes pour une maille.
    • Recommencez avec New Design et sélectionnez un réglage tissu adapté aux mailles (au lieu de « Pure Cotton » sur un T-shirt extensible).
    • Reprenez le workflow depuis le début pour que Wilcom recalcule underlay et compensation à partir d’une base correcte.
    • Évitez de redimensionner le fichier de points final de plus de 10–15 % après conversion.
    • Critère de réussite : la broderie reste souple (pas rigide) et le tissu reste plat, avec peu d’ondulations autour du motif.
    • Si ça échoue encore, revoyez les objets (par ex. remplacer des satins trop larges par un remplissage) au lieu de compter sur un clic d’auto-numérisation.
  • Q: Dans le mode graphique CorelDRAW de Wilcom, comment redimensionner un JPG importé à 70,0 mm sans déformer le motif et créer des problèmes de points ?
    A: Verrouillez le ratio (cadenas) avant de saisir la largeur cible, puis dimensionnez via la barre de propriétés — pas en tirant librement les coins.
    • Importez le JPG et placez-le sur l’espace de travail.
    • Cliquez d’abord sur l’icône padlock/Lock ratio.
    • Saisissez 70.0 mm dans le champ de largeur de la barre de propriétés.
    • Critère de réussite : le visuel reste proportionné (pas d’écrasement) et, ensuite, les angles/densités ne semblent pas “étirés” dans l’aperçu points.
    • Si ça échoue, supprimez l’import déformé, ré-importez le JPG et recommencez le dimensionnement ratio verrouillé.
  • Q: Dans Wilcom PowerTRACE, pourquoi l’auto-numérisation crée-t-elle des « points spaghetti » et de la vibration quand un logo tracé a trop de nœuds ?
    A: Nettoyez d’abord les vecteurs en réduisant le nombre de nœuds, car trop de nœuds entraîne trop de mouvements machine et une couture instable.
    • Tracez le bitmap, puis inspectez les courbes pour repérer un excès de petits nœuds.
    • Simplifiez/lissez les courbes vectorielles avant de cliquer Convert.
    • Recontrôlez la qualité du contour dans l’aperçu avant de valider.
    • Critère de réussite : les courbes sont lisses (pas “découpées”) et Slow Redraw montre moins de micro-mouvements.
    • Si ça échoue, repartez d’un JPG plus propre et plus contrasté pour améliorer le tracé.
  • Q: En auto-numérisation dans Wilcom DecoStudio e2, pourquoi un satin très large est-il risqué pour la durabilité et comment le gérer ?
    A: Considérez un satin très large comme un signal d’alerte : il peut accrocher et faire des boucles ; passez l’objet en remplissage si nécessaire.
    • Identifiez les zones satin visiblement très larges après Convert.
    • Remplacez le satin large par un style de Tatami fill plutôt que de garder une “barre” satin.
    • Relancez Slow Redraw pour confirmer une couture propre et un ordre logique.
    • Critère de réussite : la zone est bien plaquée, sans longues boucles, et accroche moins au frottement.
    • Si ça échoue, ajustez les angles via Reshape Object pour mieux répartir le push/pull.
  • Q: Dans Wilcom DecoStudio e2, comment Slow Redraw évite-t-il de gaspiller du fil quand la séquence crée des manques, des sauts excessifs ou des liaisons indésirables ?
    A: Lancez toujours Slow Redraw avant de broder pour repérer les mauvais empilements, les déplacements illogiques et l’absence de coupes-fil tant qu’il est encore facile de corriger.
    • Vérifiez que les remplissages de fond passent d’abord et que les bordures/contours passent ensuite.
    • Repérez les longs sauts et re-séquencez pour broder des éléments proches à la suite.
    • Repérez les liaisons indésirables entre objets de même couleur et ajoutez des trims si vous ne voulez pas couper à la main.
    • Critère de réussite : la simulation progresse logiquement, avec peu de déplacements inutiles et sans liaisons surprises.
    • Si ça échoue, reconstruisez la zone problématique à partir de vecteurs plus propres puis reconvertissez, plutôt que de forcer une séquence “cassée”.
  • Q: Dans Wilcom DecoStudio e2, quelle est la bonne méthode pour enregistrer un EMB puis exporter un DST/PES sans perdre le fichier maître pour de futures retouches ?
    A: Enregistrez d’abord le .EMB comme master, puis exportez le .DST/.PES comme fichier de livraison pour la machine.
    • Utilisez File > Save As pour enregistrer une version EMB avant tout export.
    • Exportez en DST/PES uniquement une fois le motif finalisé et vérifié avec Slow Redraw.
    • Archivez l’EMB pour les changements de taille et les retouches d’objets.
    • Critère de réussite : l’EMB se rouvre avec des objets/paramètres éditables, tandis que le DST/PES se charge sur la machine comme fichier “points”.
    • Si ça échoue, demandez l’EMB d’origine quand vous recevez des fichiers : le DST est un fichier de points “brut” et s’édite rarement proprement.
  • Q: Quelles règles de sécurité appliquer avant d’appuyer sur Start sur une machine à broder multi-aiguilles industrielle avec un fichier Wilcom nouvellement auto-numérisé ?
    A: Traitez chaque essai comme un risque réel : mains hors de la zone barre à aiguilles et ne jamais passer sous le pied-presseur quand la machine est sous tension ou en mode « Ready ».
    • Éloignez mains et outils de la zone aiguille/pied-presseur avant de lancer.
    • Faites un test contrôlé (et utilisez la simulation écran d’abord) avant de monter en vitesse.
    • Restez prêt à arrêter immédiatement si l’engagement est brutal ou si la machine signale une erreur au chargement.
    • Critère de réussite : démarrage fluide, sans bruit anormal ni mouvement inattendu près des aiguilles.
    • Si ça échoue, stoppez et vérifiez la compatibilité au niveau export/chargement plutôt que d’insister.
  • Q: En mise en cadre, que faire si les cadres manuels laissent des marques de cadre et rendent l’alignement lent et irrégulier, et quand un cadre magnétique est-il une meilleure option ?
    A: Commencez par le marquage et la méthode, puis passez au cadre magnétique quand les marques de friction et le temps de re-mise en cadre deviennent le goulot.
    • Niveau 1 : marquez les centres (grille/repères) et recommencez la mise en cadre jusqu’à obtenir un placement droit.
    • Niveau 2 : passez à un cadre magnétique pour réduire les marques et accélérer un serrage constant.
    • Niveau 3 : ajoutez une station de mise en cadre quand la répétabilité de placement est critique en série.
    • Critère de réussite : mise en cadre répétable (moins de reprises), maintien ferme sans anneau brillant, et logo au même endroit à chaque fois.
    • Si ça échoue, revoyez le stabilisateur et le comportement d’élasticité du tissu : le matériel de mise en cadre ne compensera pas un support inadapté.